Chemsex – la loterie funèbre.

Plusieurs centaines de personnes meurent chaque année de cette pratique, mais chut, c’est tabou.

Dans la rubrique faits-divers de votre quotidien, vous ne comptez plus le nombre de décès dus à une mort subite. Les victimes ont tous les âges et ont toutes eues la même expérience : le chemsex.

C’est quoi ?

Vous les apercevez avec une feuille de cannabis sur Grindr ou Hornet ou directement avec chemsex en mot clé dans leur description : ce sont des personnes cherchant du chemsex, une expérience sexuelle avec de la drogue.

Quelles soient douces ou plus dures, les drogues favorisent les oublis au niveau des protections. Rien que pour l’agglomération de Lyon, Jean-Michel Livrozet, médecin et président du Corevih annonce une vingtaine de décès dus aux pratiques du chemsex pour une seule année !

À cela, il ne faut pas oublier que le chemsex est l’origine d’un nombre alarmant de contaminations virales (hépatites A, B, C, VIH) et bactériennes (syphilis, chlamydioses).

Que faire contre ce fléau ?

Ne jamais accepter de faire du chemsex avec des inconnus. Ne jamais en faire reste la solution idéale.

N’oubliez pas, la pratique du chemsex peut certes vous faire durer l’expérience sexuelle mais elle favorise également les overdoses. Et le plus souvent, les secours ne sont pas appelés à temps, quand ils sont appelés.  C’est ce que déclare Raphaël Greget au quotidien 20minutes :

Il faut réagir vite. Mais souvent, comme les autres sont tous en surconsommation de drogue, ils stressent et ont peur d’appeler les secours. Ils ont alors tendance à s’improviser soignants auprès de celui qui est mal plutôt que d’appeler immédiatement le SAMU.

Pour sensibiliser davantage les mecs aux pratiques du chemsex et de ses dérives, le Comité de coordination régionale de lutte contre le VIH (Corevih) Lyon-Vallée du Rhône a lancé une campagne de prévention face à la brusque augmentation des décès par overdose, infarctus ou AVC (cinq à six cas les années précédentes).

C’est un spot en quatre partie réalisé par Barbara Arsenault, «Chemsexeur».

Nous voulons toucher ceux qui pratiquent le sexe sous drogue mais ne se reconnaissent pas comme des chemsexeurs et ont l’impression de ne pas être concernés alors qu’ils le sont.

Espérons que ce spot fasse un peu bouger les mentalités ainsi que les pratiques, que ce soit envers les homosexuels mais également envers les hétérosexuels, de plus en plus adeptes au chemsex.

Chemsexeur, le film. from COREVIH Lyon Vallée du Rhône on Vimeo.


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