Gard : Condamnation à de la prison ferme pour agression homophobe.

Les deux agresseurs qui avaient frappé et insulté Michel et Marc, un couple homosexuel le 8 juin 2017 vivant à Pont-Saint-Esprit ont été condamnés, dont un à de la prison ferme.

Deux hommes ont été condamnés l’un à 6 mois de prison ferme et l’autre à 5 mois avec sursis par le tribunal correctionnel de Nîmes pour l’agression d’un couple homosexuel en 2017 à Pont-Saint-Esprit dans le Gard.

L’agression avait été filmée par des caméras de surveillance. Ceci a permis l’arrestation d’une partie des agresseurs.

Les faits se sont déroulés le 8 juin 2017, Michel et Marc, un couple homosexuel, se promenaient à Pont-Saint-Esprit quand un groupe les avait molestés et insultés. Deux des agresseurs avaient pu être identifiés grâce à des caméras de vidéosurveillance.

Les prévenus ont bien sûr nié le caractère homophobe de l’agression pour échapper à une peine plus lourde. Heureusement, le caractère homophobe de l’agression a bien été retenu par le tribunal correctionnel de Nice.

Michel, 50 ans, était décédé d’une crise cardiaque, un mois après l’agression à Pont-Saint-Esprit. Pour le président du comité Idaho France Alexandre Marcel, Michel ne s’était pas remis de l’agression :

Il n’arrêtait pas de nous appeler il était traumatisé d’avoir vu son compagnon de 60 ans se faire tabasser.

Son compagnon Marc s’était confié lors de son procès auprès de France 3 Occitanie :

Michel avant son agression était quelqu’un en pleine forme. Il s’investissait dans le domaine social et dans la cité. Après l’agression, il ne pouvait plus dormir, il avait peur du moindre bruit… Nous avons été obligés de déménager.

Selon lui cette agression a tout changé dans leur vie. L’association de lutte contre l’homophobie satisfaite :

Nous sommes satisfaits de cette condamnation, nous voyons que la justice commence à comprendre et à condamner l’homophobie (…)  les procès qui aboutissent sont rares, les caméras de vidéosurveillance ont joué un rôle important dans cette affaire.

Seuls 10 % des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres victimes de violences ont le courage de porter plainte car elles ont peur de se déplacer dans les commissariats. Le président du comité Idaho encourage donc les victimes à se rendre de plus en plus dans les commissariats  dans le but de poursuivre en justice les agresseurs.

Source : France 3

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