Gay Games : témoignage émouvant de Clare – militante des droits LGBTi en Ouganda.

Les sportifs témoignent de leurs conditions de survis chez eux, dans leur pays d'origine.

Clare Byarugaba est une militante des droits LGBTi dans son pays, l'Ouganda. Elle dénonce ce qu'à fait le gouvernement contre sa population. Entre 2009 et 2014, l'Ouganda a autorisé l'homophobie en emprisonnant les homosexuels et celles et ceux qui ne les auraient pas dénoncés.

Parents et professeurs étaient souvent arrêtés pour ne pas avoir dénoncé leur propre enfant ou un élève. Hélas, une partie de la population soutenait ces mesures, tout comme les parents de Clare.

En tant que militante pour les droits LGBTi, Clare risquait 10 ans de prison. Sans compter les violences dont elle aurait pu être victime. Elle était donc obligée de se cacher, de changer régulièrement de maison pour survivre.

Pour elle, son pays a cédé aux religieux. Pas uniquement aux pasteurs ougandais, mais également aux évangélistes américains qui sont venus en Ouganda combattre les homosexuels. Car même si depuis 2014 ces lois ont été abolies, l'homophobie est toujours présente et tolérée.

A l'école, les enfants qui pourraient être homosexuels sont discriminés. Les malades homosexuels n'ont pas le droit aux médicaments.

L'église évangélique a lancé une campagne « une génération sans homosexuels ». Les enfants sont alors traqués et violentés s'ils montrent des signes « homosexuels ».

Clare reste confiante malgré tout. Pour elle, l'Ouganda n'est pas né avec la haine homophobe. Ce sont les religieux qui ont appris cette haine. Il est donc possible pour la population de faire marche arrière et d'apprendre à aimer et vivre avec les homosexuels.

Retrouvez son témoignage sur France 3 Île de France. [Si vous ne voyez pas la vidéo avec votre navigateur Firefox, désactivez la protection intégrée en cliquant sur le bouclier à côté de la barre d'adresse pour faire apparaitre le plugin Facebook]

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