Grindr : si c’est gratuit, c’est vous le produit !

Géolocalisation, tape, âge, positions préférées, statut VIH, tout se transforme en argent !

Le monde entier vient de (re)découvrir que les applications gratuites telles que Grindr, Facebook, Waze ou Pinterest utilisent toutes vos données dans le but de les monétiser. Comme disent les économistes, rien n'est véritablement gratuit dans ce bas monde. Et si vous ne payez rien, il est donc fort à parier que vous soyez le produit.

Adresse email, âge, taille, sérologie, coordonnées GPS, préférences, articles aimés ou partagées, tout peut être une source de revenus pour les créateurs et gérants d'applications.

#GrindrGate

Le problème avec Grindr est que les données revendues touchent le domaine de la santé. Et revendre des informations sur le statut sérologique des utilisateurs de l'application pose un très gros problème éthique. Surtout que Grindr, via son média Into, prétend défendre les valeurs de la communauté.

James Krellenstein membre actif d’Act Up New York explique sur  BuzzFeed :

Grindr est un lieu permettant une liberté de parole assez unique au sujet du sida. Savoir que ces données sont ensuite partagées avec des tierces parties sans que vous ayez reçu une notification particulière, au risque de mettre en danger votre santé et votre sécurité, c’est une énorme rupture des conditions d’utilisation que nous n’aurions jamais cru voir de la part d’une entreprise qui se présente comme défenseuse de la communauté LGBTi.

Cette affaire,  révélée par Buzzfeed US ce lundi 2 avril se base sur une enquête d'une ONG norvégienne Sintef mettant à nouveau en lumière les inquiétudes des utilisateurs  sur le devenir de leurs données privées. L'application Grindr revendique 3,4 millions de comptes actifs à travers le monde qui se convertissent naturellement en monnaie d'échange.

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