Le re-retour de Têtu !

A peine mort, de nouveau en vie.

La célèbre marque média LGBTi vieille de plus de 20 ans et qui était une nouvelle fois placée en liquidation judiciaire vient à nouveau de renaître de ses cendres. Pour la quatrième fois, Têtu change de main pour une nouvelle formule.

La nouvelle équipe est portée par deux personnes : Romain Burrel, Directeur de la rédaction et Albin Serviant, Directeur de la publication. Parmi les investisseurs, figurent Marc-Olivier Fogiel, journaliste et producteur, Marc Hernandez, fondateur de Villa Mederic, société de production audiovisuelle, ou encore Cyril Chapuy de L'Oréal Luxe. le fond d'investissement pour ce sauvetage serait de 700 000 euros.

La relance se fera en plusieurs étapes. Tout d'abord, le site sera mis en avant avec un accès premium et un accès gratuit. La partie premium devrait contenir des reportages écrits mais également des vidéos. Et en fin d'année, le magazine devrait être à nouveau relancé sans plus de précision. Est-ce l'ancien Têtu qui reviendra en magazine en faisant concurrence à Garçon Magazine et ses garçons plaquettes de chocolat sur papier  glacé ou alors est-ce le Têtu militant ? L'avenir nous le dira.

Pour l'instant, rien de neuf sous le soleil mais le rachat de Têtu prouve que la presse LGBTi attire toujours les investisseurs, passionnés ou/militants. Parce que nous sommes multiples, il sera toujours souhaitable d'avoir plusieurs sites, associations, militants différents pour notre combat pour les droits à l'égalité.

En face, les ennemis sont hélas nombreux, le plus souvent à droite mais également au centre voire à gauche. C'est pour cela que nous devons être sur nos gardes car c'est bien cette diversité médiatique qui sera notre force.

La presse LGBTi existe-elle encore ?

En version papier, après plusieurs périodes difficiles, la presse papier essaie de s'en sortir. Sur Paris et Bruxelles, le magazine des soirées LGBT Qweek se porte toujours très bien. Il a même donné naissance à un grand frère il y a quelques temps : Garçon Magazine - magazine d’actualité LGBT dans les kiosques tous les deux mois. Sur Lyon et ses alentours, il y a le mensuel gay hétéroclite. Quant à Friendly, il essaie péniblement d'exister malgré plusieurs coups médiatiques (interview de Jean-Marie Le Pen notamment).

Il existe bien sûr des mini-magazines locaux que vous retrouvez en distribution gratuite dans les bars, cafés ou clubs LGBTi.


Au niveau des médias numériques, les médias gays sont aussi très présents et nombreux. Plusieurs géants du dating s'y sont lancés. Stories pour Hornet et Into pour Grindr. Il y a également le site Heteroclite, E-llico, Gayvicking (actualité régionale normande mais également nationale), Actu-gay (plus dans l'évènementiel et les voyages), Codesdegay (même s'il est au ralenti depuis son rachat par Garçon Magazine), Actu-inverti et bien d'autres.

Pour l'audio, il existe là aussi différentes offres. L'une des plus connues est Homomicro qui est diffusée sur Radio Fréquence Paris Plurielle et téléchargeable en podcast. Il y a également G-One Radio en streaming sur tous les players.

la presse LGBTi est-elle encore audible ?

C'est l'un des grands débats de notre décennie. La presse LGBTi a t-elle encore sa place après le Mariage pour tous. Si oui, peut-elle encore tenir face aux médias généralistes qui parlent de plus en plus des problématiques des personnes LGBTi.

Avec l'émergence des réseaux sociaux, des associations tenant des blogs ou pages Facebook, des sites de rencontres, la presse LGBTi est en éternelle renouvellement, jusqu'à quand ?

 

 

 

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