Théorie du complot – Vaccin VIH/SIDA : info ou intox ?

Biosantech dit être proche d’un vaccin contre le VIH, problème, le CNRS leur a demandé de bloquer les travaux.

Les 19 milliards de chiffre d’affaire que représentent la trithérapie pourraient être à l’origine d’un blocus du vaccin contre le Sida. C’est ce qu’affirme Corinne Treger, patronne du laboratoire Biosantech :

On n’a jamais été si proche du but, seulement voilà, ces recherches sont aujourd’hui coupées par la décision du CNRS (…) il y avait peut-être ici en jeu d’autres intérêts que ceux des malades.

La patronne de Biosantech continue dans ses explications pour justifier l’arrêt voulu par le CNRS. Corinne Treger met en avant le coût de la trithérapie :

Un chiffre d’affaires annuel en constante augmentation, de 19 milliards d’euros, pour de très gros laboratoires.

Où en est Biosantech ?

Le TAT-OYI pourrait être un nouvel espoir dans la lutte contre le VIH. En effet, le laboratoire aurait réussi à mettre au point un frein contre la multiplication de la copie du virus dans le sang.

L’essai clinique, entamé en janvier 2013 à Marseille sur 48 patients porteurs du VIH aurait  « montré un résultat très important », selon Biosantech. Les avancées du vaccin, conçu pour s’attaquer à la « TAT », une protéine du virus qui améliore sa multiplication.

Selon Biosantech, « les cellules infectées par le VIH sont devenues indétectables dans le sang et de manière permanente pour dix patients ». « Et deux cas de rétro séroconversion [baisse des anticorps du VIH] ont même été observés », a déclaré Corinne Treger.

C’est un résultat sans précédent. On est juste à la dernière étape avant l’arrêt de la trithérapie, qui permet de stopper la réplication du virus mais ne guérit pas.

La théorie du complot.

Plusieurs voix se lèvent devant inefficacité de la recherche de la lutte contre le VIH. Les thérapies se suivent, améliorent la vie des malades sans jamais vraiment les guérir. Pourtant, comme le souligne Corinne Treger, la vente de médicament à destination des malades représentent un chiffre d’affaire de 19 milliards d’Euros.

Des traitements pour éviter de tomber malade et d’avoir le VIH – SIDA existent également, faisant gonfler toujours plus ce chiffre. La prévention par les médicaments, une nouvelle vache à lait pour les multinationales.

Alors que certaines associations vantent le tout médicament, d’autres tirent la sonnette d’alarme. Au centre des discussions : le TRUVADA.

Il est utilisé pour les trithérapies mais également pour la PReP. C’est un traitement pour éviter  de tomber malade. Pour ce faire, il suffirait de le prendre suivant une recommandation médicale soit en continue, soit de manière ponctuelle.

Problème, l’efficacité annoncée à 100 % commence à prendre du plomb dans l’aile. Pire, plusieurs militants LGBT dénoncent la proximité entre les laboratoires et les associations faisant de la prévention contre les MST/IST.

Le nombre de malade atteint du VIH augmente chez les homosexuels alors même que les campagnes faisant la promotion du préservatif se rarifient.

A l’heure d’aujourd’hui, il n’y a aucune réponse du CNRS ainsi que de la ministre de la santé et des affaires sociales Marisol Touraine.

Crédit image : Biosantech

Donnez votre avis !