A vos agendas !

Une Semaine chaude ou soirées cocooning, et le Japon fêté !

D’abord et avant tout avec le froid sur Paris et la France métropolitaine, je vous invite à vous rechauffer au son Soul…

Le 1er Mars courez voir Bette Smith !

Née à Brooklyn, Bette Smith s’est rapprochée de ses racines musicales à Memphis lors de l’enregistrement de son premier album. Chanteuse de gospel à l’église et grande fan de Soul Music, c’est sous cette influence qu’elle sort le puissant « Jetlagger » paru le 29 septembre dernier. Produit par Jimbo Mathus (Shinyribs, Luther Dickinson, The Seratones, …), l’album enregistré en live immortalise une véritable performance de la chanteuse car on y retrouve toute l’énergie et l’implication que Bette Smith retranscrit en concert. Avec des teintes de Blues à la Big Mama Thornton, la classe de Joe Williams, la force de Koko Taylor et l’énergie de Janis Joplin, le tout bien enroulé dans un style à la Billie Holiday… Aucun doute, nous sommes en présence d’un talent éblouissant !

Concert à 20h30 au Sunset Sunside 

Prix plein tarif : 20 €

Le 2 Mars poursuivez votre ballade avec Julia Biel !

Quand on demande à Julia pourquoi elle a donné ses prénom et nom (Julia Biel) pour titre à son 3e disque (ce qu’on fait en général pour un premier album), elle explique : « C’est ma manière d’exprimer que, enfin, j’ai trouvé mon identité. Un long chemin… Mon père, sud-africain, prof d’histoire, a été contraint à l’exil au temps de l’apartheid. Ma mère, allemande, ancienne dactylo, a eu besoin de prendre du recul par rapport au drame de la Seconde Guerre mondiale. Établis en banlieue londonienne, mes parents ont tenté de se reconstruire ensemble. Quand j’étais enfant, ils ne parlaient pas de leur culture respective, en espérant nous protéger, ma sœur et moi. Ce silence a provoqué en moi un vide, que j’ai pu combler en me dédiant à fond à la musique. » À la maison, on ne parlait pas de culture, on n’écoutait pas de musique. Mais, à l’âge de 5 ans, Julia s’est vu proposer des cours de piano par ses parents. En outre, elle a étudié le violon et s’est initiée à la guitare, aux percussions… L’auteure, compositrice, arrangeuse et polyinstrumentiste, qui s’accompagne au piano en concert, est plus qu’une chanteuse : une musicienne totale.

Refusant les barrières, elle a écouté Billie Holiday, Pink Floyd, Radiohead ou encore la bassiste Meshell ­Ndegeocello. Dans son disque, elle s’empare de Feeling Good, chanson popularisée par Nina Simone. Elle la réinvente, y imprimant le soleil qui semble flamboyer désormais en son âme. Dans sa belle émission (Open Jazz) consacrée à l’album de Julia Biel, Alex Dutilh déclare si justement : « On entend la lumière. » On entend aussi un arc-en-ciel irisé d’altérité, l’espoir d’une humanité pacifiée. Et on pense à l’Afrique du Sud libérée de l’apartheid, cette « nation arc-en-ciel » rêvée par Desmond Tutu.

Concert à 20h30 au Studio de l’Ermitage

Prix plein tarif : 18  €

 

Et si finalement le soir,

vous préférez rester chez vous, histoire de vous effondrer dans votre canapé devant la TV, réservez deux soirées.

Le 8 mars sur France 4 à 21h.

 

 

Pour la Journée internationale des droits de la Femme, la chaîne vous proposera une soirée exceptionnelle “Rire contre le sexisme” animée par Laury Thilleman. “Les humoristes, comédiennes, comédiens, chanteuses et chanteurs vont s’amuser des stéréotypes auxquels les femmes sont confrontées au quotidien“.

Le 9 mars sur TF1 à 21h.

Rendez-vous le vendredi 9 mars à 21h sur TF1 pour le nouveau spectacle “Enfoirés 2018 :Musique !”. Le single « On Fait le Show » extrait du double CD Enfoirés 2018: Musique ! est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légales. Le double CD et le DVD Enfoirés 2018 : Musique !, avec l’intégralité du concert et de nombreux bonus, seront mis en vente à partir du samedi 10 mars au profit des Restos du Cœur. Chaque vente permettra à l’association de distribuer 17 repas.

 

Et sinon en journée et jusqu’au 13 mai…

Pour les amateurs de Mangas ou du Japon plus généralement, deux expositions célèbrent le Japon féodal.

Le Musée national des arts asiatiques – Guimet et le Palais de Tokyo, réunissent dans le cadre d’un partenariat inédit, un ensemble exceptionnel d’armures et d’attributs de daimyo, ces puissants gouverneurs qui régnaient au Japon entre le XIIe et le XIXe siècle.

Au musée national des arts asiatiques – Guimet

La classe des Daimyos joue un rôle essentiel dans l’histoire japonaise dans la deuxième moitié de la période féodale (du XVe au XIXe siècle). L’exposition du musée réunira pour la première fois un ensemble exceptionnel issu des collections françaises, privées et publiques. Au total, trente-trois armures ainsi que de somptueux ornements associés à l’imaginaire guerrier japonais : casques, armes, textiles…

Organisée sur deux sites – l’hôtel d’Heidelbach et la rotonde du quatrième étage du musée principal – cette spectaculaire exposition dévoilera en deux grands chapitres des pièces magistrales, expression du pouvoir et de la toute puissance du guerrier, chaque espace devenant pour un temps des lieux d’animation.

Armures et ornements – dont beaucoup seront présentés pour la première fois  -, nous plongeront dans la fascination d’une fresque historique militaire, jouant les atours du pouvoir et la notoriété des grands feudataires japonais. En écho à cet univers guerrier singulier,  propre à l’impermanence du monde flottant, l’installation au palais de Tokyo de George Henri Longly, artiste britannique, parachèvera le parcours en semant le trouble dans l’espace et la perception.

Au Palais de Tokyo.

George Henry Longly déploie autour de ces chefs-d’oeuvre rarement exposés une installation inédite intitulée « Le corps analogue ».

George Henry Longly conçoit une expérience sensorielle et troublante sur une vaste arène habitée par huit armures de daimyo, par des bannières et par des fourreaux de lances en poils d’ours. L’artiste britannique pose un regard contemporain sur ces objets historiques qui dialoguent avec une installation mêlant sculpture, vidéo et son. Les armures, véritables chefs-d’oeuvre de technologie, entrent en résonnance avec des robots de recherche sous-marine explorant les abysses. De la peau à l’armure, de l’exosquelette à l’extension artificielle du corps, les oeuvres de George Henry Longly et les attributs de daimyo se rencontrent à travers le prisme de l’histoire, de la science et de la phénoménologie.

Attentif aux systèmes de présentation, qu’ils soient muséologiques, scéniques ou marchands, George Henry Longly conçoit au Palais de Tokyo un environnement mouvant qui se dérobe et se mue à mesure de son appréhension. L’artiste convoque pour ce projet la culture populaire, l’inconscient collectif et s’inspire d’une matière synthétique imitant le tissu cellulaire du corps humain. Prenant la forme de membres ou de torses, ce matériau envoyé en dehors de l’atmosphère permet de mesurer l’intensité des radiations auxquelles le corps serait soumis dans l’espace. De la même manière, « Le corps analogue » expose le visiteur à des distorsions et à des oscillations qui modifient constamment la perception de l’espace, des oeuvres et des objets japonais.

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