En presque intimité avec Brigitte Fontaine.

Il pleuvait un peu sur Paris. Le bruissement des pas et ce mélange d’âges au seuil de la librairie était là pour me surprendre. Tels des pèlerins attendant de voir la Vierge, chacun allait à pas lent dans un quasi silence religieux.  Tels des “ravis” de la crèche, chacun ressortait sourire aux lèvres et cherchait le regard connivent  de l’autre comme si le regard disait “Toi aussi“. Qu’ils aient 20, 40 ou 60 ans et plus,  tout un chacun n’était là que pour Elle ! J’ai bien tenté une pole dance, mais hélas, je n’ai pas réussi ni à distraire ou à séduire le coeur de potentiels amants, hommes ou femmes, qui étaient là. J’aurais bien aussi tenté de sortir un “bonsoir, je ne suis pas folle vous savez” mais ils auraient très vite remarqué que je n’étais pas Florence Foresti.

Par contre, je remercie les personnes de la librairie Les mots à la bouche. J’ai pu profiter au mieux telle une petite souris durant un long temps des questions qui étaient posée par son public à cette icône du monde culturel qu’est Brigitte Fontaine.

Attentive à sa façon, elle répondait de façon presque secrète aux “merci“, aux “vous savez je vous aime depuis toujours“, à des “j’ai écrit cela pour vous“, ou encore à “puis je vous laisser une maquette“… Mon Pieu ! Qu’il doit être chiant d’être une célébrité qui véhicule après presque soixante ans de carrière autant d’engouement et de devoir encore être attentif à un public.

Ce petit bout de femme donnait sans se ménager tout ce qu’il restait durant ce temps tout ce qu’il restait  en elle d’humanité, ce qu’il restait d’elle aussi plus simplement.

C’était un joli moment hors du temps.

Quand au roman, j’avoue que je préfère “piquer” les mots à la critique de Télérama :

Elle vole haut, Brigitte Fontaine. Mais elle ne plane pas. Des altitudes où la mène sa sagacité, elle voit même très bien de quoi nous sommes faits. Nos envies, nos rêves, nos prouesses, nos bassesses. Le dernier arrivé de sa très riche production livresque se nourrit de cela : de nos stratégies de survie, grandioses ou minables. Rien ne sert d’essayer de résumer L’Onyx rose : c’est un conte irréel, une chimère foisonnante, un fantasme de mots flamboyants dans lequel se dessine une mythologie nouvelle“.

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