Toujours la même histoire – Mark Weld revient sur son duo avec Elisa Tovati.

Les histoires d’amour se succèdent et se ressemblent.

Auteur, compositeur et chanteur, Mark Weld est pour une nouvelle fois sous la lumière des projecteurs. Après avoir écrit pour les plus grands ainsi que pour les petits nouveaux tel que Claudio Capéro et sa chanson Riche, Mark Weld apparait aux côtés d’une très grande chanteuse Elisa Tovati pour son nouveau titre “Toujours la même histoire”.

Riche de mots et d’images, cette nouvelle chanson donne naissance à un duo avec leurs histoires d’amour différentes mais tellement ressemblantes. Une femme avec un homme, un homme avec un homme, une ballade prisonnière d’un manège, celui de l’amour.

Bonjour Mark Weld. Commençons par ta bio. Ton nom, c’est un nom de scène car nous te connaissons avec plusieurs identités ?
Bonjour. Oui Weld c’est mon nom de scène mais ce n’est pas un nom fictif, c’est celui de ma maman. Je trouvais les consonances du  nom familles de mon père un peu moins jolies à l’oreille. Dans les années 80, la Croatie n’était pas aussi exotique que maintenant.

Tu as préféré un nom à connotation maghrébine que croate, certains te diront que ce n’est pas très vendeur dans le monde de la chanson.
A vrai dire je m’en fous. J’ai pris un nom légitime celui de ma maman. Je ne me positionne pas trop la dessus. Je ne cherche pas à être consensuel sinon je n’aurai pas fait un clip qui raconte une histoire homosexuelle. Ça me plait et c’est tout ce qui compte.

Revenons un peu plus à toi, décris-toi en quelques mots (âge, taille…).
Donc je m’appelle Mark Weld, j’ai 41 ans. Je suis né le 19 août 1976 à la Garenne Colombes. J’ai été élevé quelques temps par une famille d’accueil ainsi que ma grand mère en Seine Saint-Denis car mes parents travaillaient beaucoup. Puis ensuite avec mes parents dans le 15ème arrondissement de Paris dès l’âge de mes deux ans. Et j’y suis resté. J’aime beaucoup ce quartier. Pour les mensurations (rire), je mesure 1m76 pour une taille de pantalon 38 et pour les chaussures 43 !

Aujourd’hui, tu apparais aux côtés d’une grande chanteuse, Elisa Tovati. Comment est né ce duo ?
C’est une très belle rencontre professionnelle. Je suis signé depuis deux ans sur deux labels :  Bukowski qui a travaillé avec Yannick Noah, Priscilla Betti, Chimène Badi, Claudio Capéo ou encore Kendji Girac et TikeTone Music. Dans nos studios à République, nous sommes 8 auteurs compositeurs et nous travaillons pour différents artistes. Quand Elisa Tovati est venue nous voir pour travailler ensemble, mon éditeur lui a proposé ce titre que j’avais écrit il y a plus de 10 ans.

Comment est-ce possible ?
Quand j’ai signé chez eux, je suis venu avec un catalogue de chansons, dont celle-ci. Je l’avais écrite quand je travaillais à Disneyland Paris. Des collègues me racontaient leurs histoires d’amour avec leurs même fins. A chaque témoignage, la conclusion était toujours la même : toujours la même histoire. Un pote et moi même avions la même conclusion pour nos histoires amoureuses. J’ai donc tout naturellement écrit sur ces histoires qui se répètent comme dans un cycle.

Et elle est restée tout ce temps sous silence ?
Non je l’ai chantée avec une amie. La chanson est restée dans le cercle familles amis. Elle a plu tout de suite. Mais je n’avais pas encore de studio.

Une revanche de la vie ?
Non, je ne pense pas. Je ne suis pas comme ça. Je fais confiance au timing de la vie.

Cette chanson refait surface, plait à Elisa Tovati et elle a tout de suite craqué sur ta voix ?
Disons qu’au début, tout le monde cherchait un chanteur pour raconter cette double histoire. Une amie d’Elisa, Élodie Frégé lui a dit que la voix qu’elle cherchait était tout simplement celle qui était déjà présente. Alors quand Elisa me l’a proposé, j’ai tout simplement accepté.

Le clip raconte deux aventures, deux histoires d’un couple hétérosexuel et homosexuel alors que dans la chanson, c’est plus neutre. On dirait même que c’est le point de vue de deux personnes mais d’un même couple.
A la base oui c’était cela. Deux personnes qui racontaient la même déception. Ce sont les réalisateurs du clip, Fabrice Begotti et Claire Berest qui ont imaginé ces deux histoires autour d’un manège qui s’adaptent très bien à la chanson. Aucune des paroles n’a été modifiée, comme quoi, qu’importe notre sexualité, notre métier, nous vivons tous les mêmes histoires.

Il y a quand même des histoires avec des fins heureuses, même chez les gays !
Oui je suppose mais ce n’est hélas pas mon cas. Je trouve l’inspiration sur ma propre expérience, sur ce que je ressens. Hélas, les belles histoires d’amour ne se sont jamais bien finies pour moi. Je ne jette la pierre sur personne, je suis également responsable de ce qui m’est arrivé. Je suis quelqu’un de mélancolique : joie et tristesse. Chaque moment dans l’amour change. Le début n’a rien à voir avec la fin : la passion et les envies du début, l’attachement ensuite et la fin. Certains arrivent à passer l’hiver d’autres pas.

Une romance homosexuelle dans un clip, c’est hélas encore considéré comme du militantisme. C’était votre angle de vue ?
Quand j’écris, je pars du personnel, de l’intime pour tendre vers l’universel. Quand Fabrice nous a proposé le scénario, Elisa et moi avons accepté. C’est elle qui a du courage pour le coup. Dommage qu’en 2018 ce soit toujours considéré comme du militantisme. Ce clip n’est pas un acte de bravoure mais juste le témoignage de deux rencontres. Les couples homos tout comme les couples hétéros, ont le droit à l’indifférence.

Elisa Tovati va bientôt sortir son nouvel album dont est issu cette chanson. Et toi, vas-tu continuer en tant que chanteur ou au contraire, retourner dans l’ombre des artistes ?
Je prépare également un projet d’album. Pour l’instant, nous le finalisons. Il devrait sortir pour l’automne. Je me considère comme un poète, un conteur. Faire de la voix n’est pas quelque chose que j’aime, de toutes façons je n’ai pas la voix pour. Je préfère raconter des choses.

Et niveau scène ? Tu as fait, il y a quelques années plusieurs scènes parisiennes.
Oui, j’ai fait plusieurs belles salles à Paris.

Tu préfères l’ombre ou la lumière ?
Les deux ! Je suis acteur de formation. J’ai fait l’ESAD à Paris, l’Ecole Supérieure d’Art Dramatique. Je n’ai aucun problème à rester dans l’ombre. J’ai autant de plaisir.  Le danger avec la lumière est qu’elle peut bruler.

Vous pouvez retrouver le clip sur Youtube mais également sur la chaîne RFM Tv. Le titre est téléchargeable sur toutes les plateformes et est également diffusé sur la radio RFM. Côté média, Elisa Tovati a fait un passage dans l’émission de Cauet sur Virgin pour présenter “Toujours la même histoire” et également sur Sud Radio. Elle devrait très prochainement se rendre sur le plateau de Touche pas à mon Poste pour y présenter son futur album.

Crédits photos : Mark Weld – Elisa Tovati – Music video by Elisa Tovati, Mark Weld performing Toujours la même histoire. (C) 2018 Jo & Co, under exclusive license to Capitol Music France

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