Si vous êtes au festival d’Avignon, faites un crochet à l’Esclave Bar.

Nous avons testé pour vous le club l’Esclave Bar à Avignon.

Après une journée à 30°C à l’ombre, un diner sur la place Pie, une bière en terrasse, sous les conseils d’un ami avisé, nous voilà parti tester l’Esclave Bar en mode incognito. Et ça tombe bien, personne ne nous connait.

Le nom n’est pas très “commercial” mais qu’importe, nous nous rendons rue de Limas. L’entrée est classique et rien n’a voir avec l’image que nous avons eu en tête lors de l’évocation du nom. À l’intérieur, l’espace n’est pas très grand et à l’heure où nous arrivons, quatre personnes sont présentes.

Nous prenons un verre, papotons et nous nous rendons vite compte qu’il y avait une mezzanine juste au dessus de nous. Certes, il nous a fallu un peu de temps mais c’est la fin de journée ou le début de la nuit. Un petit tour sur la mezzanine et nous nous apercevons également qu’il y avait encore un étage supplémentaire. Décidément, la boite a l’air plus grande que ce qu’il n’y parait. Au deuxième étage, l’endroit est moins éclairé, les filles ne sont pas autorisées (pour leur sécurité) et un labyrinthe fait office de back room.

Nous redescendons pour ne déranger personne et à notre grande surprise, le club s’était bien rempli. Nous devions être une cinquantaine de personnes voire un peu plus avec la mezzanine. Et rien à voir avec l’ambiance parisienne à notre plus grande surprise.

Un club ouvert à tous.

Il y avait autant de femmes que d’hommes, de tous les âges, venus pour faire la fête. Aux platines, du vieux sons remixés, nos vieilles oreilles adorent. Personne ne se prend au sérieux hormis quelques “starlettes”. Mais ça n’enlève rien à la convivialité du moment.

En discutant, nous nous rendons compte qu’il y avait beaucoup d’hétéros. Impossible à chiffrer mais les couples hétérosexuels étaient bien visibles. Chacun dansait, s’embrassait dans la plus grande indifférence. Homo, bi ou hétéro, tout le monde faisait la fête.

En échangeant avec des habitués du festival, il semblerait que l’Esclave Bar était le seul club d’Avignon ouvert en semaine. Donc pour les festivaliers acteurs comme touristes, s’ils voulaient faire la fête, il n’y avait qu’une seule adresse. Mais ceci n’entache en rien à la réussite du club, faire festoyer homo et hétéro dans un même endroit.

Italiens, roumains, portugais, espagnols, il y en avait ce soir pour tous les goûts. Une belle découverte donc  à l’image du festival, ouvert sur l’Europe et le monde.

Les prix.

Les prix sont légèrement plus bas que les prix pratiquaient à la Capitale. 8€ pour un alcool fort. Pour l’entrée, même chose, 8€ avec une boisson à 8€.

On vous recommande !

Pour conclure, nous nous faisons pas d’illusion. Nous étions mercredi soir en période de festival, et cela doit tout changer. Mais une réputation ne se fait pas en quelques jours, l’Esclave Bardoit être, toute l’année, un bar où chacun est libre de venir, homo comme hétéro.

Si vous faites un crochet cet été à Avignon et que vous cherchez un endroit où sortir, nous vous le conseillons fortement, surtout à partir de 2h du matin.

 

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