Un marquis à la dérive sur le net :

et le président aussi !

Jusque-là marginales en France, les «thérapies» dites de conversion pourraient bientôt être interdites. Dans la foulée du Parlement européen, qui a condamné début mars ces «traitements» censés «réorienter» les personnes gays, lesbiennes, bis et transgenres vers l’hétérosexualité ou leur genre, la France sera t elle le prochain pays européen à voter une loi en ce sens ?

C’est en tout cas la volonté de la députée LREM Laurence Vanceunebrock-Mialon qui est sur le point de déposer une proposition de loi qui condamnerait d’une peine de prison allant de trois à dix ans d’emprisonnement en fonction des cas – et des conséquences – quiconque ferait subir ce genre de traitement à une personne homosexuelle, bisexuelle ou transgenre.

«Ces pratiques sont indignes et même si elles sont méconnues, elles ont lieu en France où elles font des ravages, s’est offusquée l’élue, ouvertement lesbienne, à l’initiative du texte. L’Union européenne a appelé ses Etats-membres à légiférer. Si la France est le pays des droits de l’homme, elle ne peut pas rester silencieuse sur cette question.»

«Certes, ces “thérapies” ne se font pas au grand jour comme cela peut-être le cas dans d’autres pays comme les Etats-Unis, à l’exception des Etats fédérés les ayant interdites. Pourtant, elles ont été pratiquées et sont encore pratiquées sur le territoire français. Dans les années 60 et 70, des homosexuels français internés dans des hôpitaux psychiatriques ont eu à subir des “traitements” incluant la consommation d’hormones ou l’administration d’électrochocs.» rappelle l’exposé des motifs de cette proposition de loi tant attendue.

Soutenue par la majorité parlementaire et les associations LGBT, cette proposition de loi devra être débattue courant mai.

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