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50 ans de Pride… disions nous ?


20 juin 2019 - lemarquis


360°.CH a obtenu une interview de l’un des co-présidents de l’inter-pride  J. Andrew Baker.

Notre cher Président, son gouvernement ainsi que beaucoup d’associations dite de “défense” des droits LGBT qui savent tout sur tout devraient la lire en intégralité. Dieu ou les licornes bénissent !
Petits extraits… plein de bon sens.

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360° – Quels sont les défis majeurs que devront relever les Prides durant les 50 prochaines années? Sont-ils les mêmes dans chaque région du monde?
J. ANDREW BAKER – Le mouvement Pride a parcouru un long chemin depuis la première Pride
organisée en 1970 en l’honneur du premier anniversaire des émeutes de Stonewall. Au cours des 50 dernières années, nous nous sommes battus pour nos droits par le biais de manifestations et d’actes de visibilité. Aujourd’hui, le mouvement Pride évolue à bien des égards. Dans les grandes villes occidentales, la Pride représente une célébration pour les lesbiennes et gays cis-blancs. Pour les personnes bisexuelles, la Pride continue d’être un espace où ces individus cherchent à être respectés et reconnus car souvent laissés pour compte. Pour les personnes trans*, non binaires, intersexes, racisées, autochtones et autres, la Pride en métropole ou en milieu urbain est un espace où ils se battent toujours pour être entendus, soutenus et pour que leurs droits soient respectés, sans persécution, violence ou discrimination. En dehors des villes occidentales, la Pride est très différente. Elle consiste souvent à faire en sorte que les personnes LGBTI puissent rester dans leur ville d’origine – qu’on n’attende plus de ces personnes qu’elles migrent vers les grands centres pour leur sécurité – et qu’elles soient acceptées. Dans les régions rurales et les petites villes, la Pride apparaît comme un rassemblement communautaire, prenant la forme de pique-niques et de petits festivals, pour créer des événements de sensibilisation qui soutiennent les jeunes.
En Europe de l’Est, en Amérique latine, en Asie, dans les îles du Pacifique, en Afrique et ailleurs, le mouvement Pride ne fait que commencer. Pour ces régions du monde, la criminalisation, l’oppression et la discrimination parrainée par l’État ont rendu les célébrations de la Pride impossibles par le passé. Même aujourd’hui, l’organisation de tels événements implique un courage considérable de la part des activistes et des organisateur-trice-s, car ils font face à des risques directs pour leurs activités et leurs vies. C’est le futur du mouvement Pride: soutenir le développement des Prides dans des régions qui se battent encore pour la visibilité et le respect des droits humains des personnes LGBTI. Les Prides d’Europe et d’Amérique du Nord doivent accompagner leurs frères et soeurs LGBTI des pays du sud et de l’est afin de faire avancer cet important mouvement mondial. D’après le sociologue Richard Herrel, les premières Prides avaient pour but de combattre l’invisibilité des LGBTIQ+. Depuis les années 80, celles-ci tentent de prouver la similarité entre hétéros et homos.

[…]

– Les Prides se dirigent-elles vers une convergence des luttes intersectionnelle? Ou au contraire, sont-elles en voie de se fragmenter entre les différentes lettres et subcultures de la communauté LGBTIQ+?
– Les Prides se dirigent vers une convergence des luttes, mais un premier pas dans cette convergence semble nécessiter la mise en place d’espaces safe et inclusifs pour les personnes trans*, intersexes ou marginalisées au sein de la communauté LGBTI. L’approche doit être intersectionnelle. L’instauration de la sécurité et de l’inclusion nécessite souvent la création d’espaces uniques permettant à ces groupes de célébrer, de se réunir, de dialoguer et de renforcer leurs communautés au sein du mouvement plus large de la fierté. C’est toutefois une question qui mérite un développement plus important que la place qui m’est accordée ici.

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