En Birmanie, pays de tant de déceptions, un homme tente un petit pas vers les droits de l’Homme et des personnes LGBTi.

Myo Min Tun pourrait bien marquer l’histoire de son pays. Ce fleuriste de 39 ans  est ouvertement homosexuel et s’est lancé dans la politique et vise un siège aux prochaines élections régionales qui auront lieu le 8 novembre prochain. Dans le pays d’Ang San Suu Kyi, pays riche d’espérance et hélas de désillusion, marqué par le racisme, l’islamophobie et les LGBTiphobies, une telle candidature est remarquable.

Je fais cela pour être un pionnier afin que toutes les personnes LGBT sachent que nous pouvons être qui nous voulons.

La loi héritée de l’époque coloniale britannique qui punit toujours jusqu’à dix ans de prison les relations homosexuelles n’est  certes, plus appliquée strictement, mais elle est toujours en vigueur et encourage les agressions envers les personnes LGBTi. Le harcèlement envers les personnes LGBTi, les suicides de personnes LGBTi marquent la vie LGBTi en Birmanie.

Cette année, en Février dernier, plus de 10 000 personnes se sont réunies à Rangoun, la capitale, afin de réclamer la dépénalisation de l’homosexualité et pour une reconnaissance des personnes transgenres.

Au delà du débat politique, la candidature d’une personne ouvertement homosexuelle en Birmanie est un petit pas certes, mais c’est surtout la suite d’un grand, long, et fastidieux combat pour les droits des personnes LGBTi.

Crédit image : OSM

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