Brésil : après avoir reçu des menaces de mort, un député ouvertement gay fuit le pays.

Jean Wyllys a décidé de renoncer à son mandat et de quitter son pays suite à des menaces de mort.

Après avoir reçu de nombreuses menaces de mort depuis l’élection du nouveau président du Brésil Jair Bolsonaro, Jean Wyllys, un député ouvertement homosexuel a annoncé, ce jeudi, qu’il renonçait à son troisième mandat et qu’il quittait le Brésil.

Préserver une vie menacée est aussi une stratégie de lutte pour des jours meilleurs. Nous avons fait beaucoup pour le bien commun. Et nous ferons beaucoup plus quand viendront des temps nouveaux, peu importe que nous agissions par d’autres moyens.

C’est dans un tweet qu’il annonce sa décision. Son assistante a confirmé que le député de Rio de Janeiro avait décidé de renoncer à son mandat qui devait commencer le 1er février 2019 et qu’il avait quitté le Brésil avec l’intention de vivre provisoirement « hors du pays », sans préciser sa destination. Ce départ fait suite à une augmentation de la violence envers les personnes LGBTi et surtout vis à vis de celles qui les défendent.

Dans un entretien accordé au quotidien Folha de S. Paulo, Jean Wyllys a expliqué que ce n’était « pas l’élection de Bolsonaro en elle-même » qui l’avait poussé à renoncer à son troisième mandat mais le « niveau de violence qui a augmenté depuis l’élection ».

Les deux hommes ne s’apprécient guerre. En 2016, lors d’un débat sur la destitution de la Présidente Dilma Rousseff, Jean Wyllys avait craché au visage de Jair Bolsonaro qui venait de faire l’éloge d’un tortionnaire notoire de l’époque de la dictature militaire.

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C'est à la mode, aussi je m'y suis mis aussi. Moi aussi, je me dis que je peux écrire à

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