inverti : toute l'actu gay (lgbt), geek, sport, culture…

La communauté gay qui casse les codes – Gay, Geek, Sport, LGBT… N'ayez plus honte d'être inverti !

Claude Brasseur a tiré le rideau.

Catégories : Actualités LGBT · Cinéma · Culture · Peoples · Société · Spectacle

Le gay friendly n’est plus. Vidocq n’est plus. Cet acteur et comédien nous laisse avec ses 65 ans de carrière, une immense filmographie, télévisuelle aussi et une carrière théâtrale à en faire pâlir plus d’unE.

Nous irons tous au Paradis.

Les deux volets de cette saga réuniront plus de 5 millions de spectateurs en 1976 et 1977.

Sur une idée novatrice d‘Yves Robert et Jean Loup Dabadie, ”un éléphant ça trompe énormement” et ”nous irons tous au Paradis”rencontrent autour d’une histoire d’hommes, autant les femmes que les hommes.
D’autant plus que ce sont trois vrais copains qui se sont connus au Concervatoire qui en sont les vedettes. Le quatrième larron sera Victor Lanoux.
Les trois gus se nomment Rochefort, Bedos & Brasseur.
À ce quatuor, deux femmes dans le premier volet ont toute leur importance. Marthe Villalonga, de deux ans l’aînée de Guy Bedos qui jouera pourtant le rolr de sa mère. Ensuite , brièvement, nous croisons Annie Dupérey qui se pose en vamp dans sa robe rouge au dessus d’une bouche de métro, telle Marylin pour faire fantasmer le pauvre Jean Rochefort atteint du démon de midi.
L’atout exceptionnel de ces deux volets est autre pour les gays du monde entier.

Daniel, l’Homo (sapiens et gay) ”normal” !

C’est la première fois qu’à l’écran en France, un homosexuel n’était pas résumé à sa sexualité et n’était pas montré tel une ”folle”. Nous étions en 1976.

L’agent de Brasseur lui avait déconseillé d’accepter. Claude accepta. Et ceci contre l’avis de tous. Il ne pose qu’une seule condition, ”je refusais que Daniel soit présenté comme une folle tordue”. Il entend bien jouer le rôle d’un Homo qui s’assume mais qui ne se résume pas à sa sexualité. ”S’il y a une bagarre, je veux en y être !”

Il devient ainsi à l’écran, la première image gay positive du cinéma français.

Une association LGBTIQ de San Francisco voudra même l’honorer. Il ne pourra s’y rendre.
Discrètement, il sera toujours au côtés des LGBT. N’oublions pas son rôle dans ”Chouchou”.

Fils de…, Père de…

CLAUDE BRASSEUR ET SON FILS ALEXANDRE BRASSEUR – CEREMONIE DE LA 21EME NUIT DES MOLIERES AU THEATRE DE PARIS

De son enfance, il n’en gardera qu’un gout amer, l’absence et l’oubli. Né de l’amour de Pierre Brasseur et d’Odette Joyeux, il sera délaissé par ses  deux parents. Il fût la victime collatérale d’un divorce calamiteux.  Sa mère lui en aura aussi voulu dans son enfance d’être l’image vivante de son union avec Pierre. Ce fût encore bien pire lorsqu’il prit pour nom de scène celui de son père.

Il résumera son enfance ainsi.
je n’ai aucun souvenir de ma vie avec eux. Et à vrai dire, je m’en fous.”

Sa complicité avec son fils Alexandre sera tout autre. Ces deux là, se sont vraiment aimés. Pourtant, c’est avec son père qu’il reposera, en paix, nous l’espérons.

65 ans de carrière.

Il aura tourné avec les plus grands.
“Enfant” du concervatoire, du Cours Florent, le théâtre sera sa seconde maison.
Alesxandre son fils et complice lui offrira de très beaux rôles et de partages sur scène pour le plus grand plaisir du public.
En quelques chiffres, sa carrière ses 90 films et deux césars.
C’est plus de 30 pièces de 1955 à 2018.
Alors, reposez en paix Monsieur Claude Espinasse dit Brasseur. 
Les gays, comme la France entière ne vous oublieront jamais.
Merci Monsieur.

Ce sujet vous a plu ? Retrouvez d'autres articles dans les catégories suivantes : Actualités LGBT · Cinéma · Culture · Peoples · Société · Spectacle

.

Par publié le 22 décembre 2020

Twitter : @MarkBach5

Donnez votre avis !

Read previous post:
Homophobie : Prison avec sursis pour le politique et forain Marcel Campion.

Marcel Campion aime les pédés, sauf ceux qui sont sur son chemin ! Souvenez-vous, cette histoire avait fait couler beaucoup...

Close