Un marquis à la dérive sur le net : Des réseaux sociaux au grands délinquants.

Le mélange des genres : Les Gilets Jaunes et le relai des fake news.
Entre désinformation, manipulation et amplification de la haine.

Désinformer.

“Les politiques sont faux, les médias sont faux
“, peut-on lire dans la description du groupe “Les citoyens en colère”, qui compte près de 16.000 membres. Cette méfiance participe à la propagation de Fake news : depuis le début du mouvement, de fausses informations ont été partagées à une vitesse folle. Dernières en date, des publications présentant le pacte de l’ONU sur les migrations. Ce dernier qui a été adopté lundi au Maroc, comme une attaque contre la “souveraineté de la France”. Celles-ci ont été vues et partagées des centaines de milliers de fois.
On aura rarement vu autant d’affirmations péremptoires et d’informations farfelues alimenter un mouvement social “ écrit Olivier Costa. Il ajoute : “Il est quasiment impossible d’endiguer ce flot, en raison du caractère émotionnel de la mobilisation, de l’hermétisme des sphères des réseaux sociaux qui ne diffusent que des informations conformes à la pensée qui y domine, et du temps nécessaire à la dénonciation d’une fake news.” Un rapport élastique à la vérité s’est instauré et se diffuse à grande vitesse y compris parmi des citoyens a priori accessibles à la raison.
Dès lors, les réseaux sociaux deviennent des terrains de jeu si ce n’est des champs de batailles pour toutes les organisations qui souhaitent manipuler l’opinion. Et leur tâche est des plus aisées tant les réseaux sociaux favorisent structurellement les effets de contamination et de surenchère.

Manipuler.

On a beaucoup parlé du rôle qu’ont joué des organisations et officines spécialistes de la contamination des réseaux sociaux dans l’élection de Donald Trump ou la victoire du Brexit. Il n’est donc pas surprenant que celles-ci se mobilisent à l’occasion du mouvement des Gilets jaunes. L’occasion est trop belle pour elles de contribuer à la déstabilisation d’un pays comme la France. Selon le journal Le Monde, le Secrétariat général de la défense nationale (SGDSN), clé de voûte de l’appareil sécuritaire français, coordonne une opération de vérification de certaines activités sur les réseaux sociaux. Les autorités s’intéressent particulièrement “à des comptes ouverts il y a deux semaines qui envoient cent messages par jour”. Des chercheurs ont remarqué des comportements suspects sur les réseaux et notamment Twitter avec des comptes relayant massivement des informations fausses ou tronquées dans le but de dépeindre un pays ravagé par une quasi-guerre civile.
Toujours selon Le Monde, l’entreprise américaine de sécurité informatique New Knowledge a affirmé au quotidien britannique The Times que l’appareil de propagande du Kremlin s’était investi dans le débat numérique autour des Gilets jaunes. Selon cette société, environ 2 000 comptes, ayant posté environ 20 000 contenus sur divers réseaux sociaux et sites Internet, seraient concernés.

Amplifier la haine.

La colère par Quentin Daumont

Les émotions liées à la colère sont celles qui se propagent le mieux sur la plateforme. Facebook offre une architecture technique de circulation de l’information qui est parfaitement adaptée à un mouvement construit sur de l’indignation. Et la plateforme en bénéficie aussi, puisqu’elle se nourrit des interactions, et ces contenus viraux en génèrent beaucoup.

Il ne faut pas oublier que Facebook fonctionne sur le principe de viralité, c’est ce qui en fait son moteur. Alors, le réseau n’a de cesse de souffler sur les braises en remettant en avant une revendication oubliée par tous sauf par l’algorithme qui avait noté que celle-ci avait fait l’objet de nombreux “like”. L’algorithme de Facebook est calculé pour attirer l’attention des utilisateurs sur les sujets mobilisateurs et engageants.
Pour Olivier Costa, directeur de recherche au CNRS, les réseaux sociaux favorisent un discours de protestation et de révolte. Il affirme : “Chacun a pu s’en apercevoir : il est presque impossible d’y entamer un dialogue serein et argumenté. Facebook ou Twitter, c’est émotion contre émotion, colère contre colère, indignation contre indignation, outrance contre outrance. Il s’ensuit, soit un dialogue de sourds entre des gens peu capables d’écoute, sans cesse aiguillonnés par des trolls ; soit la constitution de sphères qui s’autonomisent, peuplées de gens qui partagent les mêmes convictions, ici des citoyens qui pensent que le gouvernement fait une politique pour le seul bénéfice des banquiers, là d’autres qui estiment que les gilets-jaunes sont tous des ahuris.”

L’histoire Carlos Gohsn : Ou l’impunité à la française intolérable au Japon.

Ce n’est pas demain que Carlos Ghosn recouvrera la liberté. Détenu dans une prison de Tokyo depuis qu’il a été arrêté, à la surprise générale, le 19 novembre dernier, le patron franco-brésilien a vu, ce mardi, sa demande de remise en liberté, déposée par l’intermédiaire de son avocat Motonari Otsuru, rejetée par un tribunal de la capitale nipponne. Un coup dur pour Carlos Ghosn, qui a donc été de nouveau placé en détention provisoire en raisons de nouvelles charges pesant contre lui.
En effet,lundi,  le PDG de Renault, qui a été démis de ses titres de président chez Nissan et Mitsubishi Motors, a été mis en examen pour un nouveau délit financier. Le parquet l’accuse d’avoir communiqué aux autorités boursières un rapport minorant l’intégralité de ses revenus au Japon sur les années allant de 2010 à 2015. Dans ce cadre, Greg Kelly, l’un de ses proches adjoints chez Nissan également été mis examen. Le constructeur automobile japonais également, lui, en tant qu’entité morale. Pour cause, le parquet estime que la responsabilité de l’entreprise était aussi engagée car c’est elle qui a remis les rapports incriminés aux autorités boursières.
Nissan a fait part de “ses regrets les plus sincères” dans un communiqué, reconnaissant que l’affaire “nuisait fortement à l’intégrité de sa communication auprès des marchés”.
Nissan a par ailleurs annoncé avoir fait appel d’une décision de la justice brésilienne autorisant la famille de Carlos Ghosn à accéder à un appartement de fonction à Rio de Janeiro, “afin d’empêcher la destruction de preuves éventuelles”.
Carlos Ghosn, prestement limogé de la présidence de Nissan et de Mitsubishi Motors, n’est lui pas au bout de ses peines : le parquet de Tokyo pourrait ultérieurement se pencher sur de possibles abus de biens sociaux, tels que l’usage de résidences de luxe aux frais du groupe. Pour sa part, “le suspect Ghosn“, comme l’a rebaptisé la presse nippone, nie toute malversation. “Il est dans un état d’esprit vaillant et combatif”, souffle-t-on au siège de Renault, à Boulogne-Billancourt près de Paris.
Le constructeur français regrette de n’avoir toujours pas pu obtenir de son partenaire japonais une transmission, d’avocat à avocat, de la totalité des pièces à charge. Nissan est cependant “disposé à le faire dès que possible”, cette semaine a priori, a précisé une source proche du dossier.

Les miettes des uns font le bonheur des autres.

La révolte des gilets jaunes va peut-être refluer mais ne va pas s’arrêter après le discours d’Emmanuel Macron qui a annoncé une série de mesures sociales saluées par une partie des protestataires mais dénoncées par d’autres, estimait la presse.
Dans la Charente Libre Maurice Bontick nous livre son opinion”(…)Hier soir, il n’avait qu’un espoir: faire redescendre en simple tempête le typhon jaune qui s’abat chaque samedi sur l’économie et les villes françaises. Parce que face à lui, il n’a pas un candidat à battre, une élection à gagner, un pays dont l’Histoire est réduite à la santé de son économie. Il est devant un moment inattendu de libération des énergies qui peut se transformer en drame ou en force historique. La France n’est pas à un paradoxe près: au plus elle déteste ce mot de “politique” et ses représentants, au plus elle en fait. Elle est même capable de la réinventer”.
A contrario dans son éditorial de La Marseillaise, Françoise Verna, elle dénonce. “Les toutes petites miettes lancées à la volée hier soir par le président Macron à l’adresse des gilets jaunes, ne font pas illusion. Et ni son ton condescendant à l’adresse de la mère de famille, du couple de salariés à la peine, du retraité modeste n’aura réussi à masquer l’essentiel : le président des riches continue de creuser son sillon, refusant de prendre l’argent au capital, il le prend au travail et veut mettre par dessus tête le modèle social en imposant sa ” révolution ” ultralibérale. Il a d’ailleurs rappelé ses trois prochains chantiers : la réforme de l’état, de l’assurance chômage et des retraites”.

Il est peut être là le réel souci. C’est qu’il y a une réelle fracture sociale, si chère à Chirac, une rupture entre les “élites” et le peuple qui ne croit plus en rien… Comment résoudre cela ? Bien malin celui qui a la solution.

Et comme si cela ne suffisait pas…

Strasbourg et les fêtes de fin d’année sont souillées par un abruti. Ce délinquant transformé en monstre peut nous faire nous poser beaucoup de questions. Mais, de même que la Concorde nationale n’existe plus, le temps du recueillement est lui aussi souillé de toutes parts.
Triste époque.

Donnez votre avis !

Lire les articles précédents :
Le troll twittos homophobe et antisémite du jour !

Il ne comprend pas où est le problème, on lui explique. Tu préfères Hitler ou une personne transgenre ? Que

Fermer