Il faut arrêter de provoquer la société, car la société est comme cela !

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C’est la dernière phrase du ministre de la justice du Maroc Mustapha Ramid. Et il a tenu ces propos après une agression homophobe comme le rapporte le site Human Right Watch.

L’agression a commencé vers 01h30, le 29 juin dernier à Fès, lorsqu’un chauffeur de taxi a éjecté un passager de sexe masculin après une dispute, en criant à plusieurs reprises que le passager était un « khanit », l’argot péjoratif local pour désigner un homosexuel ou un homme maniéré. Une foule a entouré l’homme et l’a roué de coups, en le renversant au sol tout en continuant l’attaque, une scène qui a été saisie sur des smartphones et publiée sur des sites d’actualité marocains.

La victime s’est défendue de toute provocation :

Ce sont les hurlements du chauffeur de taxi qui ont causé toute cette affaire  (…) Je n’ai pas provoqué ni mérité cette attaque. Je suis comme n’importe quelle autre personne, a-t-il confié à Human Right Watch.

Deux suspects âgés d’une trentaine d’années sont toujours en prison. Le tribunal a refusé la liberté surveillée. Une cinquantaine d’avocats ont apporté leur soutient à la victime.

Mustapha Ramid n’est pas à sa première phrase homophobe puisque il avait déclarer démissionner si l’union homosexuelle était reconnue au Maroc. Il est également l’un des principaux investigateurs de la loi controversée de l’article 489 du Code pénal du Maroc, qui prévoit une peine de prison comprise entre 6 mois et 3 ans pour quiconque commet un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe.

Crédits images : Plans.

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