Homophobie scolaire : le sujet tabou des chefs d’établissement !

Les ateliers contre le racisme et le sexisme sont courants dans les établissements, mais presque rien sur l’homophobie.

L’homophobie est encore le sujet tabou dans les établissements scolaires. Pire, les victimes ne trouveraient aucun soutien au près des équipes pédagogiques ainsi que de la direction.

Depuis plusieurs jours, Hugo s’est lancé un combat : dénoncer l’homophobie dans les établissements scolaires et dénoncer l’inaction des adultes. Il décrit via ce témoignage, les attitudes de ses camarades, de ses professeurs et du directeur : insultes, demandes sexuelles, menaces, remise en question…

Si tu n’avais pas parlé de ta vie privée, on n’en serait pas là.

Hugo était dans un lycée privé de Seine-Saint-Denis. Usé par les remarques, il pleure pour la première fois à son lycée. Il a dû de lui même quitter son établissement alors que deux de ses agresseurs y sont toujours.

L’inaction de l’éducation nationale.

Rien n’est fait dans le privé comme dans le public pour changer les mentalités et faire cesser les discriminations. À la campagne comme en ville, l’homophobie et le sexisme règnent en maître. Il y a bien sûr des actions menées dans des établissements mais elles restent timides et isolées.

Dans le Val d’Oise, cette enseignante témoigne anonymement.

Je suis dans un collège en région parisienne, un établissement public pas trop difficile. Nous voulions organiser une journée « Pink » pour dénoncer le sexisme et les discriminations envers les femmes et les homosexuels. La cheffe d’établissement avait peur que le rose soit mal interprété et ne voulait pas forcer les garçons à porter du rose, car connoté trop gay.

Heureusement, le message de respect commence à passer. Un autre enseignant témoigne par rapport à son expérience durant la journée de lutte contre la maladie du Sida.

Nous avons réalisé dans mon établissement une campagne de sensibilisation le 1er décembre. Dans la bouche de certains jeunes, le VIH/Sida était réservé au gays. « Ils n’ont pas qu’à s’enculer », pouvions-nous entendre. Après échanges entre élèves et adultes, les propos homophobes disparaissaient peu à peu et les élèves comprenaient que même en étant hétéro, ils pouvaient avoir le Sida. Mais hélas, le message a été plus facilement reçu et compris par les filles que les garçons.

Ces deux professeurs nous ont raconté qu’ils auraient aimé trouver plus de soutien envers l’institution. Et quand nous demandons s’il y a des affiches pour lutter contre le sexisme ou l’homophobie dans leurs établissements, tous deux nous répondent que non mis à part peut être à l’infirmerie.

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