Intersexe : vers une fin des mutilations en France ?

Rappelée à l’ordre par l’ONU, par la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, du Conseil national d’éthique ou encore du Conseil d’Etat, la France va t-elle enfin changer sa loi ?

Il serait peut-être temps que les personnes intersexes ne soient plus mutilées à leur plus jeune âge afin de les faire correspondre aux codes du genre. Après plusieurs débats durant le projet de loi bioéthique, un député de la majorité LREM s’est enfin décidé à tenter de faire bouger les lignes et les codes au sein du gouvernement. Il propose un amendement interdisant les mutilations.

Raphaël Gérar, député de Charente-Maritime revient à la charge et  propose d’ajouter deux articles au Code de la Santé prévoyant qu’il ne peut être porté atteinte à l’intégrité corporelle d’un mineur dans le but de conformer l’apparence de ses organes génitaux au sexe masculin ou féminin que si l’intéressé exprime personnellement sa volonté de subir une telle intervention.

Son amendement est soutenu par une vingtaine de parlementaires et prévoit que toute atteinte pourrait être punie de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Et les autres ?

En France, on aime bien se comparer. Pour ce faire, pas obligé de traverser les océans, juste le Rhin. En Allemagne, il existe depuis 2018 un 3ème genre. Et depuis 2013, les personnes intersexes peuvent choisir la mention de leur sexe au cours de leur vie, ou de la laisser non renseignée. Étrangement, dans ce cas, l’Allemagne n’est plus cité en exemple par les politiques, dommage.

Un peu de musique pour adoucir les mœurs, en même temps, c’est aussi d’actualité. Indochine l’avait juste chanté en 1985.

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