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Journée mondiale de lutte contre le VIH/SIDA… (intro)


30 novembre 2018 - lemarquis


De désengagement à exclusion… constat d’échec ?

L’affreuse alerte : Jeunes et prévention.
Ou les fantasmes et les manquements…

C’est donc demain !
La Journée Mondiale de Lutte Contre le VIH/SIDA. C’est bien. C’est même à mon sens, à mes yeux, trop peu.
Mon niveau d’alerte s’est accru consécutivement à la parution d’une étude IPSOS de mars 2018 réalisée auprès de 1001 jeunes dans le cadre du Sidaction. J’avoue que j’ai juste failli simplement en faire une jaunisse. Les résultats m’ont juste fait tomber de ma chaise. Et pourtant nous sommes en 2018. Pire, les résultats se dégradent, constante depuis 2006.
C’est un jeune sur 5 qui se dit mal informé. C’est 53% d’entre eux qui ne font pas confiance aux sites spécialisés. Pire les préjugés et les fantasmes ont encore cours ou se renforcent… Et si cela s’arrêtait là.
Car malgré la méconnaissance et ou les mensonges qui durent, perdurent et s’amplifient, les jeunes en oublient même les mesures qui protégerait eux-même leur existence, leur santé,  et surtout, celle de leur partenaire(s) sexuel(s).

Les LGBTphobies et Séropophobie même combat :
lutter contre les peurs de l’Autre.

Mon sentiment d’impuissance et d’alerte est encore monté d’un cran, au cours de cette année avec la LGBTphobie croissante.

Au cours de l’année 2018, j’ai eu l’occasion aussi de croiser, rencontrer et échanger avec deux associations formidables. Les Séropotes Paris et les ActupienNEs. Ces deux associations militent pour la défense des droits des séropos, certes, mais aussi pour une meilleure information et la prévention… Des membres charmantEs et on ne peut plus impliqués dans de lourds et vastes combats.

Aussi, j’ai voulu “creuser”, dresser un état des lieux des plus exhaustifs sur les moyens, les connaissances et plus globalement encore, donner une visibilité supplémentaire à nos amiEs séropos pour qu’ELLESils alertent sur ce que cela est que de vivre avec le VIH.
C’est donc tête baissée ou pour le moins en fonçant droit devant moi que je me suis vite aperçu du manque, de l’inexistence d’un réel état des lieux des moyens humains et financiers mis en oeuvre pour lutter et prévenir efficacement le SIDA.
Pire même, lorsque j’ai lu le dernier rapport du Sénat sur ce sujet qui date de 2016 et qui se base pour faire un état des lieux sur des chiffres datant au mieux de 2010, voir de 2006. J’étais effondré.
Pire même lorsque je discute avec les séropos de l’avancement de soutien et de l’aide dont ELLESils peuvent bénéficier de la part des pouvoirs publics. Je me sens coupable alors que je n’y suis pour rien.
J’ai presque envie de vous dire que je suis juste en colère.

Et l’on se demande encore pourquoi, il y a encore en France plus de 6000 nouvelles contaminations au VIH. La réponse est des plus simple : aucune cohérence, cohésion, aucun rapport global pour lutter efficacement, renforcer l’aide au Séropos et aux malades du SIDA. Pire, un réel désengagement des pouvoirs publics à différents niveaux (prévention, accompagnement des séropos…). Les représentants de l’Etat et les services publics se déchargent sans vergogne sur les associations. Pourquoi pas. Mais sans aucun moyen supplémentaire, cela risque fort d’accroître la méconnaissance et la déserrance.

Il n’y a pas d’âge pour méconnaitre.

Contre toute attente, l’état des connaissances sur le VIH/sida de l’ensemble des Français est aussi alarmant, et ce quel que soit l’âge.

S’agissant des méthodes de prévention, les réponses des Français, tout âge confondu, révèlent de véritables lacunes. Seule une personne sur deux sait par exemple qu’il existe désormais un autotest de dépistage du sida vendu en pharmacie. 42% des Français estiment par ailleurs être mal informés sur les lieux où aller pour se faire dépister afin de connaître son statut sérologique. 57% estiment être mal informés sur l’existence d’un traitement d’urgence si on a pris un risque. Des pourcentages identiques pour les 15-24 ans et l’ensemble de la population.

Surtout, les idées fausses et reçues persistent ! Et les jeunes sont loin d’être les seuls à croire que l’on risque d’être contaminé par le virus du sida en s’asseyant sur des toilettes publiques ou en buvant dans le même verre qu’une personne séropositive… 16% des Français pensent par exemple que l’utilisation d’un produit de toilette intime est efficace pour empêcher la transmission du virus du sida.
Un Français sur trois a des représentations partielles et/ou erronées des modes de transmission de la maladie. Plus grave encore, plus de trente ans après l’apparition de l’épidémie et malgré des décennies de promotion du préservatif, un quart reste persuadé que le risque existe même lors d’un rapport sexuel protégé.

Cette méconnaissance généralisée se traduit de façon paradoxale. D’un côté, la peur du VIH/sida reste très présente, pour 71% des Français, et notamment chez les plus jeunes. Mais cela n’empêche ni les pratiques à risque, ni la banalisation de la maladie. Près d’un Français sur deux, qu’il soit en couple ou non, estime qu’il a moins de risques que les autres d’être contaminé par le VIH. Pourtant, face au virus du sida, nous sommes tous égaux, et tous concernés.

Aussi, j’espère qu’entre témoignages et messages d’alerte, ce dossier rendra à la fois hommage à nos camarades disparus, au courage des séropos, des associations qui se mobilisent autour du terme VIH et permettra qui sait de faire prendre conscience à d’aucunEs de faire attention à l’avenir.
Je remercie particulièrement pour leur disponibilité les membres des ActupienNEs…

Bonne lecture à touTEs !

Les liens sont les suivants :

Témoignages :

Jeunesse et VIH : attention, danger !

Prévention.

Entre sexe, volupté et dangers : le CHEMSEX.

 

 

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