l’autre pays homophobe du jour.

À Bucarest, jeudi, une trentaine de manifestants on tenté d’interrompre la projection d’un film jugé « pro-gay« . Il raconte l’histoire d’amour entre un anthropologue et un ancien détenu rom, dans une banlieue pauvre de la ville, Ferentari.  Soldati. Poveste din Ferentari (Soldats. Une histoire de Ferentari), une co-production roumano-serbo-belge réalisée par la Serbe Ivana Mladenovic en 2017.

Pour ces énergumènes, se revendiquant d’une association religieuse orthodoxe, considèrent que la question LGBT n’intéresse que « des marxistes dégénérés. »

Au début de la séance programmée au Musée du Paysan roumain, un groupe de jeunes  spectateurs  cagoulés l’ont perturbé durant trente minutes en diffusant de la musique. La séance a pu reprendre normalement après leur évacuation.

A l’extérieur une trentaine de personnes manifestait pour « défendre les valeurs millénaires de la nation roumaine ». « Je proteste contre cette forme propagande pro-gay dans un édifice symbole de la spiritualité du paysan roumain, qui n’a rien à voir avec cette idéologie » a déclaré à l’AFP Anda Barbulescu, une des activistes. Et pourtant l’homosexualité a été dépénalisée au début des années 2000, consécutivement à la chute du régime communiste de N.Ceaucescu.

Dimanche soir déjà, des manifestants avaient tenté d’empêcher la projection de « 120 battements par minute » du réalisateur Robin Campillo.

La direction du musée a défendu dans un communiqué sa décision de diffuser des films « sans censurer leur contenu » et rappelé que « la liberté d’expression est l’un des principaux acquis de la démocratie roumaine » après la révolution de 1989.

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