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L’Algérie musèle, jette en prison le journalisme indépendant. Khaled Drareni écope de trois ans de prison ferme.

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Souvenez vous de ce visage. C’est celui de Rhaled Drareni.

C’est un choc et une vive émotion à Alger et ailleurs en Algérie. Le journaliste Khaled Drareni a été condamné officiellement ce lundi 10 août à  trois ans de prison ferme par le tribunal de Sidi M’Hamed d’Alger pour “incitation à un attroupement non armé” et “atteinte à l’unité nationale”. Il avait été interpellé le 7 mars dernier alors qu’il couvrait une marche du mouvement de protestation du Hirak. Il est incarcéré à la prison de Koléa depuis le 29 mars dernier.

“Absurde, arbitraire et violent;”

Reporters sans frontières (RSF) n’a pas hésité à réagir vigoureusement en estimant que ce verdict relève “clairement d’une persécution judiciaire”, a fustigé le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire. Cette décision d’une “justice aux ordres” “soulève le cœur et l’esprit par son caractère arbitraire, absurde et violent”, a écrit encore C. Deloire sur son compte Twitter.


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Mais au-delà la dimension totalement folle de ce procès, Khaled Drareni qui n’est pas seulement la victime d’un acharnement judiciaire inouï. Il est également, selon les propres termes d’un de ses confrères locaux, la victime des divisions qui minent la corporation des journalistes algériens. Une corporation qui n’a pas du tout agi pour exercer ne serait-ce que des pressions formelles sur les autorités algériennes afin de peser sur le cours des évènements. Ni rassemblement, ni sit-in, ni formation d’un collectif national pour la défense des journalistes emprisonnées, ni encore moins un syndicat pour parler d’une même voix. Les journalistes algériens ont été totalement absents sur le “ring”. Excepté les condamnations virtuelles sur les réseaux sociaux et les coups de gueule pondus à longueur de journée sur Facebook, force est de constater que Khaled Drareni n’a bénéficié d’aucun soutien sérieux et fondé de la part de ses confrères ou consoeurs éternellement divisés sur des questions idéologiques ou malentendus personnels.

L’hommage d’Anouar Rahmani à son ami et soutien Khaled Drareri.
“Ils ont peur de Khaled.”

“Je l’ai rencontré pour la première fois en 2017, à l’aéroport d’Alger où il a été témoin de mon interdiction de sortie du territoire. De là est né une relation amicale faite d’échanges sur Facebook, de rencontres et de son soutien.  Il est resté solidaire avec moi lors des heures les plus sombres, lorsque tous m’avaient lâché. Il est allé jusqu’à me défendre lorsque j’ai du me présenter devantun tribunal.
Malheureusement il a été arrêté à cause de fausses accusations.

Il n’a eu de cesse de montrer une Algérie civilisée au monde entier. Il a couvert les manifestations du peuple, celles d’Alger aussi, même seulement avec la caméra de son téléphone portable. Il sait parler vrai.
Il subit une vengeance à son encontre car il est un professionnel objectif qui refuse de répondre aux ordres ; parce qu’il est un journaliste acharné, persévérant et élégant. Il menace le contrôle médiatique pouvant orienter l’opinion publique.

Ils ont peur de Khaled Drareni, donc, il l’ont enfermé pour le maximum possible.”


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Par publié le 11 août 2020

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