Laurent ou Kyssy Bangbang ??¿

C’est aussi la vitesse moyenne autorisee en ville. Lorsqu’une personne ou plutôt un artiste, ou les deux en somme, ferme un nouveau tome de sa vie, nous, nous posons et écoutons. C’est comme si toute votre vie vous était contée. Il était une fois. Non, car cela est si vrai. Avec un”kiss kiss”.

Parce que différents…

Différents, de milieux, d’histoires ou d’origines, nous avons évolué, avancé, chancellé et trebuché de façon foutraquement si contrariées ou asumées et  pourtant similaires. Et trop souvent, avec le même constat, que nous voulions juste être aimé et respecté pour qui nous étions et non, pour ce que la société voulait que nous soyons. Nous étions très beaux en costume trois pièces façon grand–papa. Surtout quand tu rêves d‘Actarus ou de Ken le survivant ! Jeu de mots ? Ben ouais ! (Elle était facile). N’oublions pas qu’à notre décharge, nous avons connu les pantalons moules bite à pattes d’ef, les cols de chemise pelle à tarte et la boisson TANG !

Pourtant, qui sait.

Pourtant qui sait si un gamin qui a aujourd’hui 16, 18, 20, 30 ou 50 ans sait bien tout. Sait il qui il est ? Car, l’homme qui va avoir cinquante ans se souvient de l’enfant qu’il est… À cet instant là, il est juste au milieu de la cour de récré et pleure, les jambes en tailleur. Parce que le monde est fou. Ce monde est fou. Et qu’il ne le comprend et ne sait qu’en faire. Il se souvient bien de l’enfant qu’il porte en lui, celui à qui il veut crier ”je t’aime”. Il voudrait bien retrouver La piste aux étoiles, Nounours, le générique des Dossiers de l’écran qui fait si peur ou p’t’êtes simplement un câlin de sa maman. Nous pouvons aussi nous contenter de la caresse de mémé devant un épisode de Candy avec une tartine de Nutella. Mais bon, Capitaine Flam, c’est quand même mieux. Heidi, c’était sympa aussi. Albator et Maya l’abeille, c’est moins groove, tout de même !

Ce n’est pas faute d’avoir essayé.

Nous, nous avons le droit de râler et de pleurer. Malheureux, nous ? Allons bon ! Et puis quoi encore ? Nostalgiques oui, c’est vrai parfois. Nous avons aussi tant aimé ! Nous avons connu la vie en noir et blanc, le téléphone à cadran et les mouchoirs en tissu. Mais que nous aimons aller de l’avant !

Les précurseurs d’un monde déjà obsolète !

Nous avons porté réellement des vêtements aux couleurs dégueulasses, dansé sur de la musique de merde, mais. Aujourd’hui, dire ”pédé” est une insulte. Pour nous, ce sont juste deux lettres accolées. Elles nous font souvent rire tant elles font peur. Homo, nous emmerde réellement plus. C’est tellement réducteur. Car, effectivement, nous sommes Homo sapiens. Et c’est là que notre génération qui a soit disant connu tant de libération, de libertés se met à douter. Nous sommes la génération ”Touche pas à mon Pote”, ”’Solidarnoc”, SIDA et de réels bouleversements politiques et géostratégiques sans parler économiques !

Et pourquoi pas simplement gay ?

Oui, être”’homosensible” (je déteste ce terme) au début des années 90, selon la société, c’était au choix, tarlouze, suicide ou SIDA. Ben en gros, t’avais vite fait de faire ton choix si tu vivais dans un monde qui ne connaissait pas ”cela” ! Que Jacques Chazot et JC Brialy me pardonnent. En vérité, nous en avions peu de choix. Et puis, plutôt que penser à la mort, nous avons penser à la vie. À titre intime, c’est dans notre folie de post ados ce que nous voulions avec Romain et ces standards de l’époque. Nous aimer sans contrainte, mais surtout et avant tout être papa ! T’as bonne mine mon con ! J’ai du avancer tout seul depuis 1992, car toi, tu as choisi de quitter la vie, ta vie, à l’aide d’une corde. Alors oui, mon homosexualité, j’ai bien du me la mettre au placard. Ceci afin d’assurer notre veuillez le plus cher. Car folie douce, nous voulions des enfants. Et hhoooo bonheur que ses amours te rendraient fiers ! Tu m’entends, tous, toutes,, ont quelque chose de toi. Et sans toi, ce n’est pas toujours gay.

Une génération contrariée.

Nous, nous avons essuyé les platres, ceux d’une certaine liberté, visibilité. D’autres avant nous ont encore bien plus soufferts. Nous ne devons rien oublier et surtout personne. À lire ou écouter certainEs, j’ai parfois bien du mal à imaginer ce que Rimbaud pourrait en penser, ne parlons même pas de mon premier amour qu’était Chopin ou encore le sulfureux Oscard Wilde.

Préférons nous noyer avec les paillettes, l’amour et la bienveillance.

Même si aujourd’hui, elles sont pour cause sanitaire au placard, nous allons continuer de vivre, avancer, aimer, partager, militer ! Le jour nouveau qui se lève est toujours là pour nous permettre de nous réinventer.

Le monde, à cet instant, va vite, de plus en plus vite. Et le présent est déjà obsolète avant même que d’avoir commencé à prononcer son nom. Mais nous n’oublions rien ni personne, en mal ou surtout en bien. #loveislove et tous les genres sont dans la nature.

Kiss kiss

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