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Le Costa Rica, refuge d’Amérique centrale pour les minorités sexuelles.

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Au delà de l’image d’Epinal, le Costa Rica est un petit pays d’Amérique centrale. Il recouvert d’une forêt tropicale humide et situé entre la mer des Caraïbes et l’océan Pacifique. Bien que sa capitale, San José, possède une grande richesse culturelle comme le musée de l’Or précolombien, ce pays est surtout connu pour ses plages, ses volcans et sa biodiversité. C’est près du quart de sa superficie qui est constitué d’une jungle protégée, d’une flore et d’une faune extrêmement riches.

Pays “conservateur”, mais terre d’accueil.
10% de ses exilés LGBT ?

Ce pays que nous pouvons considérer comme “conservateur” avec une forte concentration catholique et évangéliste est pourtant un havre de paix relatif pour les minorités sexuelles. En effet, le mariage pour tous est entré en vigueur depuis mai dernier et le pays est signataire des conventions internationales qui protègent les droits des personnes LGBT.
Le pays donne asile au total à 400.000 étrangers, sans qu’ils jouissent du statut de réfugié, selon les chiffres officiels. Pour certains, 10% de cette population d’exilés appartiendrait aux minorités sexuelles.

Fuir “les crimes de haine”.

Ces réfugiés viennent du Honduras ou du Nicaragua, entre autres, et touTEs ont du fuir leur pays d’origine de peur de finir au mieux en prison ou de mourir.

L’un d’entre eux est arrivé en 2012 dans ce havre de paix relatif. En effet, il declare “Au Costa Rica (…) il y a de la discrimination et de la violence contre la population sexuellement différente”, mais “il n’y a pas cette masse de crimes”. Le pays “a une grande histoire de protection des victimes de déplacement forcé, et un cadre légal solide”.
Quatre ans auparavant, il avait été le témoin de l’assassinat d’un autre militant pour les droits des minorités sexuelles. Après avoir déposé plainte contre ce “crime de haine”, il a été victime de menaces et de harcèlement.
“Au Honduras, on persécute les personnes LGBT: il y a eu plus de 370 crimes (contre elles) de 2008 à 2019, et le nombre a augmenté cette année”, assure-t-il.

La peur au ventre malgré l’exil.

Une jeune transexuelle finissait ses études d’infirmière au Nicaragua lorsqu’ont éclaté les manifestations contre le gouvernement du président Daniel Ortega au printemps 2018. Pour avoir apporté son aide aux manifestants blessés, elle a été expulsée de l’Université et a été, ainsi que sa famille, la cible de menaces. Comme des dizaines de milliers de ses compatriotes, elle a pris le chemin de l’exil au Costa Rica pour fuir la répression.
“Je suis partie notamment en voyant le traitement inhumain infligé aux gens dans les prisons, où beaucoup de personnes de la communauté LGBT ont été victimes d’abus sexuels, de tortures, de mauvais traitements”, explique la jeune femme. Les geôliers dénudaient les filles transexuelles “pour faire de leur corps un objet de moqueries”, dénonce-t-elle encore.
“Si j’étais restée au Nicaragua, j’allais être emprisonnée tôt ou tard”.
“Si tu es de la communauté de la diversité sexuelle, la violence institutionnelle, physique, économique et symbolique se déchaîne”, témoigne un autre réfugié  qui a lui aussi quitté son pays en proie à la répression en 2018.
Etudiant, âgé de 28 ans, ce fils de militants du Front sandiniste de libération nationale,  le parti du président Ortega, au pouvoir a entrepris au Costa Rica des études de sciences politiques, tout en poursuivant depuis son exil des activités militantes en faveur des droits de l’homme en Amérique centrale.
A l’exception du Costa Rica, “en Amérique centrale, les disparitions forcées, les meurtres de militants, les exécutions extrajudiciaires, les prisonniers politiques, c’est devenu trop courant”, dénonce-t-il.
Malgré son exil au Costa Rica, la témoin transexuelle ne se sent pas totalement en sécurité : elle ne veut pas que l’on révèle son âge ni où elle vit et télé-travaille pour une organisation de soutien aux migrants. Elle milite aussi pour une ONG d’aide aux migrants de la communauté LGBT.
“Il y a des fidèles (du régime) d’Ortega dans ce pays, et ils sont capables de (vous) faire vraiment du mal, d’autant plus lorsque l’on défend les personnes LGBT et que l’on réclame la libération des prisonniers politiques”, assure-t-elle.

Pour conclure, nous pouvons écrire que même les plus beaux paradis terrestres ont parfois des allures d’enfer.

Crédit photographique : https://modelevivantaquebec.com , les internet.

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Par publié le 14 août 2020

Twitter : @MarkBach5

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