Le Ghana s’enfonce encore plus dans l’homophobie.

21 personnes militantes LGBTi+ toujours retenues en prison.

Mardi 8 juin, le tribunal Ho au Ghana a refusé de libérer sous caution 21 personnes militantes LGBTi. Ces personnes se sont faites arrêter parce qu’elles participaient à un atelier sur les droits de l’homme et de la femme dans un hôtel. La Police a pris prétexte que les membres de cette réunion diffusaient des tracts sur le coming-out ou sur les transgenres afin de les arrêter.

Les conditions de détention seraient déplorables. À l’annonce du jugement, les personnes accusées ont pleuré. Le poids de la condamnation et des conditions de détention doivent expliquer les larmes.

Julia Selman Ayetey, avocate des militantes au média sud-africain Business Day a déclaré avant l’annonce du verdict :

Nous ne pouvons tolérer une situation où les gens assistent à un atelier sur les droits et sont arrêtés et où les droits de l’homme mêmes dont ils apprenaient l’existence sont bafoués.

Même si rien n’interdit l’homosexualité dans la loi au Ghana, dans la réalité, tout est prétexte à emprisonner les personnes réclamant des droits et plus de sécurité envers les personnes LGBTi. Comme en Russie, il y est interdit d’en faire la propagande. Et tout est propice à interdire. Récemment, des associations ont été dissoutes et vivent dans une relative clandestinité. Des centres d’aide de courts séjours ont aussi dû fermer leurs portes.

Les traditions, les religions et le VIH, toujours décriée comme la maladie des homosexuels, continuent d’alimenter l’homophobie ambiante. Et rien ne montre une amélioration prochaine des conditions de vie des personnes LGBTi au Ghana.

 

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