Le Liban et la répression LGBT…

Les forces de sécurité libanaises ont à plusieurs reprises perturbé des événements sociaux concernant les droits humains relatifs à la sexualité et à l’identité de genre, en violation des protections garanties par le droit international, a déclaré Human Rights Watch le 11 février dans une lettre adressée aux responsables des Nations Unies (ONU) en matière de droits humains.

Cette plainte fait suite à des tentatives infructueuses de Human Rights Watch de rencontrer des responsables de la Direction générale de la Sûreté générale au sujet de récentes interventions des forces de sécurité qui ont eu pour effet de remettre en cause les droits des minorités sexuelles et des défenseurs des droits humains au Liban.

« Les interdictions d’événements de ce genre constituent non seulement une discrimination à l’encontre des minorités sexuelles et de leurs défenseurs, mais aussi une remise en cause des droits de chacun aux libertés de réunion, d’association et d’expression au Liban », a déclaré Lama Fakih, directrice adjointe de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Le Liban ne peut se dérober à son obligation de ne pas instaurer de discriminations et de protéger ces droits fondamentaux en invoquant des normes de moralité mal définies. »

La plainte a été soumise aux rapporteurs spéciaux de l’ONU sur le droit de réunion pacifique et la liberté d’association, et sur les défenseurs des droits humains, ainsi qu’à l’expert indépendant de l’ONU sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Human Rights Watch a exhorté les responsables onusiens à insister auprès du gouvernement libanais pour qu’il fasse rendre des comptes à ses forces de sécurité pour leurs violations du droit international et qu’il s’abstienne d’invoquer des motifs injustifiés, tels que de vagues revendications de « moralité », pour remettre en cause les droits des minorités sexuelles.

La Sûreté générale est la branche spécialisée dans les services de renseignement au sein des forces de sécurité libanaises, et supervise l’admission des étrangers dans le pays. Le 29 septembre 2018, cet organisme a tenté de fermer la conférence annuelle NEDWA de la Fondation arabe pour les libertés et l’égalité, qui travaille à l’avancement des droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) et d’autres droits humains.

 

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