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Le vilain petit canard… “Je ne suis pas homophobe, je suis homophobe pour ma fille”


08 août 2019 - lemarquis


Nous pourrions effectivement user et abuser, des mots de Zola, Hugo, ou de tant d’autres. Rappeler ces mots de Philippe Besson avec la voix de Muriel Robin. Réentendre les propos de celles & ceux qui durent porter un triangle rose ou tout autre signe distinctif jusqu’en 1945. Nous pouvons aussi repenser à touTEs ces citoyenNEs de seconde zone parce que néEs d’une couleur différente. Parce que par manque de chance, elles ou ils sont néEs dans des pays ou la misère se nourrit des larmes du manque. Nous pouvons aussi évoquer celles et ceux qui naissent avec une différence, un truc en plus ou truc en moins ou différent, la trisomie ou l’autisme, le handicap… Nous pouvons aussi évoquer celles et ceux qui par amour ou par inconscience ont ce truc en plus que l’on nomme VIH.

Car la haine nait de l’ignorance.

Sur les réseaux sociaux ou dans la vraie vie, la haine de l’autre, le repli sur soi, le communautarisme deviennent des jeux à la mode… “tu es différent, casse toi”.

Et l’ignorance devient l’horreur, la monstruosité.

Nous sommes en France, en 2019.
Je vais te tuer, je vais te saigner comme un poulet“. La phrase fait froid dans le dos surtout lorsque l’on sait que les propos sont prononcés par un père de famille à l’encontre de son enfant, une jolie jeune femme d’une vingtaine d’années. “Avant elle fréquentait des garçons. Je n’y arrive pas, je n’accepte pas d’avoir une enfant comme ça”, témoigne-t-il en audience de comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Nîmes qui le juge pour “menace de mort réitérée, commise en raison de l’orientation sexuelle de la victime” ! Des faits commis d’octobre 2018, moment où il apprend que sa fille fréquente une autre jeune femme et jusqu’au 14 juillet dernier… Ce jour-là, il se rend armé d’un hachoir et d’un couteau de boucher pour avoir “une explication” sur le lieu de travail de sa fille. La victime se cache et évite son père qui la persécute depuis plusieurs mois.

Le vilain petit canard…

Qui se souvient de ce conte d’Andersen ? Moi, je m”en souviens. Je me souviens aussi que je l’ai toujours aimé ce conte enfant. Je me souviens aussi que j’avais d’autres frères différents de moi. Ils n’avaient pas la même couleur de peau que moi. Mais, je me souviens que je les aimais les frangins.

« Ce n’est pas un dindon, dit-elle. Comme il se sert habilement de ses jambes, et comme il se tient droit ! C’est mon enfant aussi : il n’est pas si laid, lorsqu’on le regarde de près. Rap-rap ! Venez maintenant avec moi : je vais vous faire faire votre entrée dans le monde et vous présenter dans la cour des canards. Seulement ne vous éloignez pas de moi, pour qu’on ne marche pas sur vous, et prenez bien garde au chat. »
Ils entrèrent tous dans la cour des canards.
Quel bruit on y faisait ! Deux familles s’y disputaient une tête d’anguille, et à la fin ce fut le chat qui l’emporta.
« Vous voyez comme les choses se passent dans le monde, » dit la cane en aiguisant son bec ; car elle aussi aurait bien voulu avoir la tête d’anguille. « Maintenant, remuez les jambes, continua-t-elle ; tenez-vous bien ensemble et saluez le vieux canard là-bas. C’est le plus distingué de tous ceux qui se trouvent ici. Il est de race espagnole, c’est pour cela qu’il est si gros, et remarquez bien ce ruban rouge autour de sa jambe : c’est quelque chose de magnifique, et la plus grande distinction qu’on puisse accorder à un canard. Cela signifie qu’on ne veut pas le perdre, et qu’il doit être remarqué par les animaux comme par les hommes. Allons, tenez-vous bien ; non, ne mettez pas les pieds en dedans : un caneton bien élevé écarte les pieds avec soin ; regardez comme je les mets en dehors. Inclinez-vous et dites : « Rap ! »
Ils obéirent, et les autres canards qui les entouraient les regardaient et disaient tout haut : « Voyez un peu ; en voilà encore d’autres, comme si nous n’étions pas déjà assez. Fi, fi donc ! Qu’est-ce que ce canet-là ? Nous n’en voulons pas. »

Je pense fort à mon jeune frère Jules né dans le corps d’une petite fille et à Téo qui lors d’une réunion de famille vendredi fera son coming out… Il n’a que 16 ans… Oui, je pense fort à eux.

Et durant ce temps, en Tchétchénie…

La police intensifie sa propagande et recommande aux familles de tuer ses enfants homosexuelLEs pour “laver leur honneur”.
Les activistes homosexuels ont été arrêté samedi dernier à Saint Petersbourg lors de la Pride.
L’enquête menée sur le meurtre de l’activiste LGBT Elena Grigorieva est consternante. La police russe ne semble pas considérer l’homophobie comme une raison possible du meurtre, insinuant qu’elle a été tué par un compagnon de beuverie.

Pouvons nous rester à attendre. Comme en France ? Pouvons nous rester à ne rien faire à la recrudescence des agressions homophobes. Marlène Schiappa poursuit le dialogue et, c’est déja au moins un signe de prise en considération et de reconnaissance. Allons plus loin, voulez vous ?

Allons plus loin et tel Oli de Bigflo & Oli, soutenons Urgence homophobie.

 

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Cri d’alarme des associations LGBT. Elles en appellent au président de la République.

"Partout les agresseurs sévissent, à Paris, Lille, Marseille Villeurbanne, Lyon, La-Roche-sur-Yon, Neuilly, Saint-Denis, Gennevilliers, Versailles, Rouen, Poitiers, Montpellier, Toulouse, Toulon......

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