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Les ActupienNEs; le 22 novembre 2018.


23 novembre 2018 - lemarquis


NON le SIDA n’est pas une maladie chronique.

 C’est vrai, j’avais le choix. Plus que le choix, je pouvais être à deux endroits. En courant bien, en faisant comme d’aucuns, j’aurais pu. Mieux, j’aurais du. Pire, je ne devrais pas vous en faire part. Mais hélas sur Inverti, nous ne jouons pas. Mieux, nous tentons d’être honnête et impartial. Je ne pouvais être en même temps en deux lieux. Et, nous n’avons pas de second couteau, David et moi- même, sommes les seconds couteaux d’une cause. Celle de ne pas vous mentir et de retranscrire ce que nous pouvons relater.
En terme de publicité, oui, Inverti aurait gagné en notoriété si j’avais fait le “bon” choix. Que serait il resté de notre authenticité ?
Tout le monde se devait d’être présent aux 13èmes Journées des ELCS à l’Hôtel de Ville de Paris. Enfin, pour les médias… et personnalités qui se montrent. Cela peut être pris pour du mépris. Tel n’est pas le cas. Cela n’enlève en rien le difficile combat au quotidien des élus, associations et tous ceux qui combattent le SIDA/VIH. Pas plus à celles et ceux qui œuvrent pour enfin, une vraie communication de prévention et une vraie inclusion des séropositif.VE.s ou malades du SIDA.

Le choix du cœur.

Depuis quelques mois, je l’avoue une “sale” petite musique trotte dans ma tête : “On ne parle pas de ces choses là“. A la lecture d’un sondage IPSOS dans le cadre du SIDACTION fin mars dernier, je suis tombé bien plus d’une fois de ma chaise. Cette étude montre combien les 15- 24 ans ont une réelle méconnaissance du VIH et pire, comme nous hier, se pensent invincibles… ou presque.
Ensuite, j’ai aussi, je l’avoue cette autre petite musique. Celle d’avoir perdu un homme que j’aimais plus qu’un frère des conséquences du VIH.
Et puis, j’ai croisé au cours d’une soirée quelques personnes qui m’ont surprise, mieux, conquises. Moi, qui tente en permanence de parler inclusion ! Elles malgré toutes les difficultés qu’elles peuvent rencontrer. Toutes les “sales” haines ou “petits” mots qui dans leur quotidien leurs sont adressés vous accueillent avec sourire. De là à dire que je suis amoureux, c’est sans honte aucune que je l’accepte sans rien désavouer. Depuis pour certains, j’ai appris encore à mieux les connaitre… Et oui, je suis aimant. Non, je vous vois venir pas celui là, le cœur aimant, vicieuses et vicieux.
Enfin, depuis plus d’un mois, je m’arrache les cheveux à concocter pour le 1er décembre à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, un dossier des plus complet et, j’avoue que je suis à la fois noyé sous les informations et surtout sur certains sujets bien trop dénués de vraies informations concrètes et étayées.
Aussi lorsque Romain m’a contacté pour savoir si je serai présent ce jeudi à leur conférence de presse, au terme d’une très longue réflexion de quinze secondes, j’ai dit : Oui.

Les ActupienNEs.

Donc rendez vous était pris à la mairie du IIe arrondissement de Paris avec les ActupienNEs. Je reviendrai lors du dossier spécial du 1er décembre sur l’ensemble des revendications par le menu détail que cette association met en avant.

L’essentiel tient en quelques mots :
D’abord leur mot d’ordre 2018-2019,”Le SIDA n’est pas une maladie chronique“.
La prévention n’est pas suffisante, pire elle semble s’amoindrir.
Vivre avec le VIH est un combat de chaque instant.
L’accompagnement, l’inclusion des séropositifs est plus que chancelant voir inexistant.

Les ActupienNEs seront présentEs le 1er décembre à Bergerac (24).
« Un territoire tel que Bergerac est autant plus isolé qu’il ne dispose que de trop peu d’accès aux informations sur le VIH/SIDA et les autres IST, aux outils de prévention dont les traitements destinés aux séronégatifs ayant des pratiques dites à risques (la PreP), et face à l’absence chronique. Il laisse toute la place à d’autres maladies qui s’y greffent et tuent à petit feu. »

Et pour mettre en lumière les différents “cris” ou “SOS” lancés par les séropos ou leur entourage, jusqu’au 1er décembre, chaque jour vous retrouverez sur les réseaux sociaux un clip différent qui égrainera quelques témoignages de ce que subissent les séropos. Ici en exclusivité le premier…

 

Les ActupienNEs seront donc pour Inverti, le fil rouge qui nous mènera au 1er décembre, association amie également de nos chers amis les Séropotes Paris.
Et pour conclure, je terminerai par cette phrase d’un témoignage émouvant de Rémy :
Mes parents me lâchent, le sida m’attrape“.

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Lire les articles précédents :
CHEMSEX : Entre dangers, addictions et volupté ?

Je n’ai pas à avoir d’avis sur la question. Je sais seulement que cette pratique n'est pas adaptée pour moi....

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