L’homophobie a plusieurs visages, en voici plusieurs exemples.

 Et si après ceci, vous n’allez toujours pas marcher…

À l’occasion de la Gay Pride de Nantes le week-end dernier, l’escalier de la rue Beaurepaire a été mis au couleur du Rainbow Flag. Ceci, afin de donner plus de visibilité aux combats que mènent les associations LGBTi face à l’homophobie.

Quelques jours avant la marche des fiertés, un groupuscule d’extrême droite voulait y peindre des croix celtiques. Quelques jours après la marche, un autre groupuscule d’extrême droite a repeint l’escalier en blanc.

Cet acte est bien sûr un acte homophobe. La Maire  de Nantes, Johanna Rolland, a déjà prévenu qu’elle allait porter plainte.

Marches de la Fierté vandalisées : je condamne cette expression manifeste d’homophobie et d’intolérance. La Ville va porter plainte contre la dégradation d’une œuvre qui marque notre attachement à l’égalité. Nous étudions la possibilité de la restaurer et de la voir pérennisée

Une censure homophobe qui amène à la violence.

Un deuxième fait divers a également marqué les esprits. L’information nous vient d’Urgence Homophobie. Un couple de garçon a été victime de violence homophobe.

On va te faire courir sale pédé !

C’est par cette phrase lapidaire que, samedi soir devant l’Hotel Beaulac Neuchâtel de Neuchâtel, commence une agression durant laquelle nous nous sommes fait rouer de coups après qu’un ami révèle notre homosexualité à un groupe d’inconnus, venus ici pour fêter un mariage. Deux frères jumeaux ont à ce moment décidé de littéralement nous tabasser.

Mon ami s’est fait poursuivre en pleine rue. « On va te faire courir, sale pédé ! ». Jeté au sol, sac arraché, il s’est fait rouer de coups de pied sous le regard amusé de quelques invités du mariage. Quand nos amis s’interposent, les deux frères expliquent « Vous on ne va pas vous taper, c’est les pédés qu’on veut ». Moi, je parlais à une amie à quelques mètres de là, sans avoir jamais croisé le regard de ces deux types. Je tourne la tête, médusé, essaie de m’interposer et reçois un coup de poing d’une violence inouïe, derrière la tête. Un os de mon crâne se fend sur le coup, je m’effondre au sol, je perds connaissance. Parce que je suis un « sale pédé ».

Propos recueillis par Urgence Homophobie.

À mort les PD !

À Angers, à la veille de la marche des fiertés, le local de l’association Quazar a une nouvelle fois été victime de dégradations homophobes, la deuxième en seulement vingt jours. Son porte parole Bernard Moreau annonce clairement que ces actes ne font que conforter la lutte :

Quazar ne se laissera pas intimider par de tels individus. Ces événements nous incitent au contraire à agir avec plus de force pour combattre l’homophobie et la transphobie

Une justice tout de même.

L’espoir nous vient des USA. Souvenez-vous du fait divers sordide où un beau-père avait tué l’enfant de sa compagne uniquement parce qu’il le soupçonnait d’être gay. Le couple a été arrêté en 2013, après que des agents des services d’urgence, contactés par le couple, aient découvert à leur domicile de Palmdale, au nord-est de Los Angeles, le petit Gabriel inconscient, crâne fracturé avec plusieurs cotes brisées et des brûlures sur tout le corps. L’enfant a agonisé deux jours à l’hôpital.

Isauro Aguirre, le beau-père de 37 ans, a été déclaré coupable, en novembre 2017, de meurtre au premier degré. Le 7 juin, la justice l’a condamné à mort. La mère de l’enfant écope d’une peine de prison à vie pour son « rôle » dans la mort « bien intentionnelle » de Gabriel.

Le juge George Lomeli, du tribunal supérieur de Los Angeles, a qualifié leurs actions de « diaboliques ». « Je ne peux qu’espérer qu’elles vous rongent tout autant », a-t-il ajouté.

Les agents Stefanie Rodriguez et Patricia Clement, ainsi que leurs superviseurs, Kevin Bom et Gregory Merritt qui avaient affirmé n’avoir rien remarqué  sont aujourd’hui en attente de leur jugement pour maltraitance infantile et « falsification des dossiers publics ».

 

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