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Lorsque l’enfance est tuée. Mika lance une lettre ouverte à Emmanuel Macron. “L’enfant bleu.”


19 septembre 2019 - lemarquis


L’ode à la vie : cela devrait être ainsi pour tous les enfants.
C’est bien ainsi que j’ai nommé ce dessin de Katia Kameneva. Une fulgurance de bonheur exprimée en quelques coups de crayon. Une enfant rayonnante voulant embrasser le monde et quelques avions en papier ou triangles éclatés tout droit sortis d’un arc en ciel.
 
Mais pour certains enfants, cela se passe différemment. Et puis, un peu plus grands, cela tourne au cauchemar. Jeunes adultes, ou presque, cela s’acharne sur eux, elles.
 
Ce fût le cas de Mika. Aujourd’hui, cela se poursuit par de ”jolies” réflexions ou messages sur Twitter ou ailleurs.
Ils auraient du te finir à la pioche.
‘Votre orientation sexuelle est liée au viol?
Tu n’es pas digne de vivre.
 
Heureusement, après des années d’errance, d’erreurs, de souffrance, d’autodestruction involontaire et inconsciente, il a su apprendre à construire sur les débris que lui avaient laissé ses bourreaux. Père, tante et cousin. Un inconnu également, qui était pourtant gardien de la Paix…
Oui, aujourd’hui, le voilà heureux. Épanoui.
Mais, il n’oublie rien.
Et surtout pas de défendre le droit des enfants. Lui, l’ex enfant abusé.
 
L’ode à la vie et ses belles couleurs. Chaque enfant, adulte ou vieillard devrait pouvoir la déguster. Malheureusement, les Ténardier, les haineu.SES.x, les salauds ne sont jamais loin.
Merci Mika et Katia pour votre confiance. Ci dessous, quelques extraits de la lettre que Mika a écrit au Président de la République.

Attention, enfance en danger.

“J’ai aujourd’hui 36 ans, mon enfance a été marquée par des faits gravissimes. 
J’ai d’abord été battu, violé, torturé, par ma tante paternelle et son fils, alors que mes parents m’avaient confié à eux durant la semaine car leur travail leur prenait tout leur temps. Je n’avais que 6 ans. Ma tante et mon cousin me frappaient, me faisaient manger mon vomi, me frottaient le visage avec les draps que j’avais souillés durant la nuit car j’étais effrayé. J’étais obligé de prendre des bains à l’eau glacée, j’étais laissé au soleil en plein été torse nu m’occasionnant des brûlures au second degré. Il y a eu également les fractures de la mâchoire, du nez.. Puis les viols, deux pour être précis. Finalement ma mère me retira à mes bourreaux, sans que jamais je ne lui parle de ce que j’avais subi avant plusieurs années. J’avais trop de blessures, c’était suffisant pour elle. Inutile de rajouter mes mots, j’étais muré dans un silence et dans ma solitude. 
La vie continuant à s’acharner, j’ai 11 ans quand mon père me fait subir les premiers attouchements sexuels. Là encore je ne dis rien, je subis, comme spectateur de mon agonie. Viendront ensuite les viols. Il y aura au total 54 agressions, je me souviens de chacune d’elles. […]
Un jour, alors que le dossier de mon père est à l’instruction et que je suis à la piscine municipale de ma ville, un homme m’agresse sexuellement dans les vestiaires sous les caméras de vidéo surveillance. […] Cet homme était gardien de la paix et qu’il m’avait très certainement repéré lors de mes auditions pour le dossier de mon père.
[…]
Je veux me battre pour ces enfants murés, eux aussi, dans le silence. 
[…]
Ma proposition est simple à mettre en œuvre et cela pourra aider beaucoup d’enfants à libérer leur parole. 
Il existe une plaquette présentant le numéro d’urgence 119. Ce numéro est à la disposition des enfants qui se sentent en danger, il est disponible 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Mais pour que les enfants appellent ce numéro gratuit, encore faut-il qu’ils aient connaissance qu’il existe.
Cette plaquette n’est disponible qu’en téléchargement sur le site internet allo119.gouv.fr 

Pourquoi cette plaquette, très bien conçue, ne serait pas jointe au cahier de correspondance de chaque collégien et lycéen lors de chaque rentrée scolaire ?
Pourquoi, aux élèves de primaires, ne ferions nous pas coller un encart sur leur cahier de texte, expliqué par l’instituteur ?
Ainsi chaque enfant serait informé qu’il n’est pas SEUL ! 

Et parce que dans la grande majorité, les violences aux enfant sont commises dans un cercle familial, la famille sera, elle aussi, informée que l’on veille sur nos enfants. 
PARCE QUE ENSEMBLE ON EST PLUS FORT ! SAUVONS NOS ENFANTS ! 

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