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Lorsque Paris devient un enfer : tous les LGBT ne se valent pas.


10 septembre 2019 - lemarquis


Lorsque le Comité IDAHO France s’alarme de la situation critique d’une personne réfugiée en France… Car oui, certes, les discours politiques sont bien rodés. Mais hélas la réalité est toute autre.
Car oui, tous les LGBT ne se valent pas. C’est pourtant bien ce que Ian Brossat ou Anne Hidalgo se répètent à scander. Comme le dit le proverbe, il vaut mieux être riche et en bonne santé.

 

Nidhal est son prénom.

Lui, il n’a pas le droit d’être inclus à notre bonne ville de Paris. Lui, il n’est pas prioritaire. Lui, sans doute, comme tant d’autres, il n’aura droit qu’aux miettes. Et encore, si et seulement si, les associations le soutiennent et l’aident.
 

Nidhal a droit à une triple, voire quadruple peine.

Il n’est pas né dans le bon pays. Car, parce qu’homosexuel, s’il reste en Tunisie, il risque trois mois de prison ferme. Il a du fuir son pays, sa famille, ses amiEs, sa vie.
Donc, il doit subir une seconde peine. Celle de vivre déboussolé, devant s’habituer à notre façon de vivre et sans doute au racisme ordinaire.
Avec celà, il a du subir sa troisième peine.
Celle d’avoir été reconnu dans la rue par un de ses compatriotes. Celle d’avoir été agressé physiquement devant le domicile où il est réfugié. Et cela par quatre lâches qui parce qu’il est homosexuel, ils voulaient lui faire la peau.
 

La quatrième, il la vit aujourd’hui.

Parce qu’en France, c’est ainsi. Les ”rouages” ou ”règles ” de l’administration française ne considèrent pas l’humain. Et que nos politiques, comme les fonctionnaires, tels Pilate, se lavent les mains des urgences particulières, bien protégés par lois et règlements.
Ah s’il avait été un prince qatari homo, les ”choses” furent différentes.
Non, il est célibataire, homo et étranger réfugié. Il n’est pas prioritaire. Il n’a pas le droit à un logement social. Je peux, doucettement l’entendre. Mais quelle solution lui trouve-t-on ? Aucune.
Pourtant, pour construire une vie, nous avons besoin semble-t-il, d’ un toit, un emploi et un réseau humain.
 

Paris en 2019 ou ailleurs.

Non, il ne fait pas bon d’être pauvre, réfugié car différent, à Paris comme partout en France.
Alors, Ian Brossat, Anne Hidalgo et touTEs les autres autorités allez-vous enfin, réellement, offrir une solution viable à touTEs les résidentEs sur le sol français ? L’urgence, c’était hier. Avant-hier, c’était déjà trop tard.
Moins de postures, moins de discours et réellement de l’action. C’est cela la politique, noble au sens grec du terme.
À nous, les journalistes, les rédacteurs le droit de commenter, de Twitter ou relayer. À vous d’agir pour le bien commun et du particulier. ChacunE a sa place dans notre belle France.

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