Lutte contre le VIH : la PrEP fonctionne MAIS…

L’étude publiée par l’ANRS valide l’efficacité et la bonne tolérance en vie réelle de la PrEP et comme à chaque fois, il y a un MAIS !

Pour rappel, la PrEP est un traitement médicamenteux à prendre avant tout rapport considéré à risque. En pratique, c’est un cachet que vous pouvez prendre soit à la demande, uniquement quand vous avez un rapport, soit en continu, tous les jours.

Le schéma à la demande exige une préparation avant l’acte érotique : deux cachets minimum deux heures avant le rapport et un 24 heures après la première prise et 48 heures après la première prise uniquement s’il y a eu un rapport le premier jour. Sinon, il faut continuer de prendre un cachet tous les jours jusqu’au 48 heures après le dernier rapport à risque.

Voici pour les explications les plus simples. Car en cas d’oubli et de rapport, il faut sortir la calculatrice et un calendrier. Il existe aujourd’hui des applications qui vous permettent de vous faire des rappels, d’indiquer vos oublis…

Que dit cette étude ?

Dans l’étude de l’ANRS Prevenir, 3 000 hommes habitants en Île-de-France ont été suivis. 98,5 % ont des relations avec d’autres hommes. Et une petite moitié prenait la PrEP à la demande, le reste sous le schéma continu.

L’étude indique qu’il y a eu 6 contaminations sur les 22 mois de suivi. Après enquête, ces six contaminations sont intervenues lors d’une mauvaise prise de traitement, c’est-à-dire en ne respectant pas le schéma à la lettre.

L’étude montre également que les personnes sous PrEP ne sortaient pas le préservatif durant leurs moments érotiques : 18% des coïts se sont faits avec un préservatif.

Pour le professeur Jean-Michel Molina, la PrEP représente une option efficace contre le VIH.

La PrEP à la demande, comme la PrEP en continu, représente donc, chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec les hommes, une option très efficace de prévention de l’infection par le VIH.

Mais il y a un MAIS !

La PrEP reste un traitement médicamenteux et l’affaire du MEDIATOR n’est pas du tout effacée des mémoires. Tout médicament peut représenter un risque, il est donc important d’être suivi tous les trois mois par un médecin pour la PrEP.

Avec la PrEP, la moindre erreur dans sa prise peut constituer un risque. Les études ont tout de même montré qu’un unique oubli n’avait pas d’incidence sur l’efficacité du traitement.

La PrEP a tendance à effacer les autres maladies et infections sexuellement transmissible, autre que le VIH. Car le plaisir et le partage sont totalement différents avec la PrEP ou le préservatif.

La PrEP reste tout de même l’une des meilleurs options pour le partage sexuel, mais il faut en connaître les risques. Comme pour le préservatif, la PrEP a des avantages et des inconvénients. Une discussion s’impose donc entre les partenaires afin de concilier plaisir et sécurité !

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