Il est loin le temps où tout le monde était mélangé pour une lutte commune !

Incroyable ou incompréhensible de comprendre l’organisation une nouvelle fois de la Marche des fiertés de Lyon. Pour lutter contre l’oppression des personnes non soumise à une discrimination (sic), le collectif d’organisation renouvelle l’expérience des zones non-mixtes ce samedi.

Nous sommes loin, ici, des chars de Bears ou de Fetishs. Dans les cas précédents, vous étiez libre d’y aller même si vous ne l’étiez pas. Soit pour soutenir la cause, soit parce que vous aimez, soit par pur hasard de la rencontre.

Un danger qui nous divise au lieu de nous rassembler.

En juin 1969, tout le monde était rassemblé à New-York pour se rencontrer, profiter ensemble d’une liberté toujours interdite. Le 28 juin, un contrôle va dégénérer. La Police de plus en plus autoritaire et les clients du bar s’assumant de plus en plus et voulant détruire l’homophobie et la transphobie de l’État va amener aux émeutes. Les clients vont alors répondre par des coups, des jets de bouteilles et de tout autre chose.

Aucune distinction, toustes les volontaires étaient dans la lutte, ensemble. Même si les années suivantes, les collectifs se multiplièrent, les drapeaux aussi, tout le monde marchait ensemble.

Une division qui nous affaiblit.

Parce que nous ne sommes pas, nous ne pouvons comprendre, nous ne pouvons défendre et nous ne pouvons ne pas être un danger. Un homme ne peut pas défendre les droits des femmes. Un blanc ne peut pas lutter contre le racisme. Un homme ne peut pas soutenir la PMA pour toutes.

Cette division nous enferme dans ce que les autres pensent de ce que nous sommes. Des personnes opprimées ne peuvent pas s’entendre, se défendre mutuellement. Pour celles et ceux avides de cases, nos différences sont nos frontières, que nous ne pouvons franchir uniquement sur autorisation.

David, blanc, cisgenre, barbu, est trop con, trop bête, trop dangereux, pour comprendre tout ce qui n’est pas blanc, cisgenre et barbu. Pour elles et eux, David, blanc, cisgenre, barbu n’a pas de légitimité pour défendre, comprendre et peut être aimer, ce qui est différent de lui.

Certaines et certains vont nous dire que c’est un regroupement éphémère, dans une action éphémère et que nous pouvons toutes et tous nous retrouver ailleurs, n’importe quand. Mais hélas, dans ce monde où absolument tout devrait nous rapprocher, certains pensent résoudre des problèmes en construisant des divisions ou des murs.

Autant que nous pouvons comprendre que certains lieux de drague soient exclusifs. Autant qu’ils nous paraient difficiles de comprendre en quoi l’inclusion serait un obstacle à nos luttes.

Pas grave, David, blanc, cisgenre, barbu, ira toujours pisser dans des toilettes non-genrés, car il adore ça.

 

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