Mémoire du triangle rose à Paris

Le Mémorial de la Shoah se souvient du triangle rose. Parler, ne serait qu’évoquer ce lieu est pour moi un vrai supplice. Je passe le plus souvent devant mais, souvent sans m’y arrêter, voir en détournant le regard. Depuis son ouverture, je n’ai réussi que par trois fois à en franchir le seuil. Beaucoup trop d’émotions me traversent, me transpercent. Je suis incapable de m’y rendre seul. Mais je sais que le nom de famille de ma grand-mère y est inscrit. Ils sont partis en fumée sans doute. Pourtant, ils étaient des anciens combattants de la guerre 14-18. Mais la France les a trahis.

Les triangles roses.

Mais, cette fois-ci, je sais que je ne peux pas ne pas m’y rendre. Pour saluer mes ancêtres, bien sûr, mais pour aussi découvrir le formidable travail de recherches qu’a dû faire le mémorial afin de créer une exposition sur ces homosexuelLEs qui ont elles et eux subi les pires atrocités sous le régime nazi.
Cela existe encore aujourd’hui.
Pensons Tchétchénie, Hongrie, Iran, Arabie Saoudite, Maghreb… et tant d’autres. Nous ne pouvons que saluer que l’intervention du président américain Joe Biden et de son épouse à l’occasion du mois des fiertés.
Nous sommes humainEs !

N’oublions jamais que même en France, aujourd’hui encore, les LGBTIQ+ sont discriminéEs voir pire. Que l’on soit, femme, homme ou non genré, nous appartenons à la diversité humaine.

J’irai seul !

Alors, comme pour saluer le silence de ces familles qui ont eu honte de témoigner. Des rescapéEs des camps de la mort qui ont eu peur de témoigner. J’irai seul affronter cet enfer de l’humanité toujours vivant, présent, même en France.

Pour en savoir plus.

C’est à compter du 17 juin jusqu’à début 2022.

https://billetterie.memorialdelashoah.org/fr/evenements/expositions-temporaires

”Longtemps tabou, le destin des triangles roses, s’il est, depuis une trentaine d’années, l’objet de recherches historiques de premier plan, reste encore méconnu. En effet, ce n’est qu’à la faveur du mouvement de libération gay et lesbien des années 1970 que le sujet commence à être débattu, soulevant de nombreuses questions qui constituent autant d’enjeux mémoriels : quelle fut la nature des persécutions ? Combien de personnes furent touchées ? Tous les homosexuels furent-ils visés ? Quel fut le sort des lesbiennes ? Quels furent les territoires concernés par la répression, notamment en France ? Comment honorer le souvenir des victimes ?”
Commissariat : Florence Tamagne, maîtresse de conférences en histoire contemporaine, Université de Lille, spécialiste de l’histoire de l’homosexualité.

©2021 inverti

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