C’était un 22 octobre. C’était en 1941.

C’est au crayon à papier et sans doute sur une feuille usagée qu’un ado, à peine sorti de l’enfance a sauvé il y a quatre vingt ans l’honneur de la France.
Cette belle France, non partisane, non clivante, unie, tel Gavroche derrière Marriane et son sein nu ; c’est bien ainsi qu’il l’a vu, la France, Guy Moquet. Ce n’est pas, celle de Maurras, Papon, Pétain, c’était celle de l’humain.
Des étoiles, il en avait plein les yeux, plein le cœur, mais sans nul doute pas à vouloir que certainEs en portent sur leur plastron, pas plus qu’un triangle. Le triomino n’existait pas !

Un humain, une vie, ce n’est pas un brouillon, quelque  »chose » d’inachevé.
C’est une personne. Telle qu’est cette toile de mon artiste au cœur blanc.

Quelle France ?

La France qu’elle fût de métropole ou bien des anciennes colonies, ou d’outre mers, elle se doit aujourd’hui de se souvenir de ce sacrifice ultime d’un jeune lycéen à la mémoire de touTEs nos absenTEs.

Merci Guy.

Je ne sais pas si aujourd’hui, ta lettre est encore lue dans les écoles. Je ne sais même pas si unE gaminE peut entendre et comprendre ce que tu as écrit il y a quatre vingt ans.
Mais, ce dont tu peux être certain, c’est que ton acte ne fût pas vain même si aujourd’hui certainEs voudraient bien le souiller.
Oui, Monsieur, car TU es un GRAND homme, certainEs aujourd’hui, souillent la France !
Alors, tel Malraux devant ce qu’il restait de Jean Moulin, je hurle en silence ton soutien pour moi-même, mes enfants, les LGBT et toute personne sensée d’ici comme d’ailleurs.

Crédit photographique :

– Les internets
– Inverti
– Léandre Renoir

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