Mobilisation contre les mutilations autour de l’intersexualité.

Le gouvernement allemand a adopté un texte qui légalise un “troisième genre” sur les certificats de naissance. En France, la législation n’est pas encore prête d’évoluer dans ce sens.
C’est pourquoi les associations de défense des droits des Intersexes ou LGBTIQ+ se mobilisent pour faire enfin cesser cette barbarie qui impose par opération chirurgicale à des enfants sans leur consentement, une sexualité.
Cet acte est pourtant condamné par l’ONU à plusieurs reprises en 2016 en l’apparentant à une violation des droits humains. En France la Dilcrah appelle à l’arrêt de ces mutilations. Tout comme des avis du Conseil d’Etat et du Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme qui ont été rendu cette année.

Pourtant, le corps médical continue de faire la sourde oreille et poursuit ces pratiques dignes du moyen âge. Selon l’ONU, les personnes intersexes représentent entre 0,05% et 1,7% de la population dans le monde. Des individus qui sont victimes d’un tabou social et souvent d’opérations chirurgicales dès la naissance ou la petite enfance visant à les “normaliser” et à leur assigner un genre.
Ce n’est pas aux personnes intersexes à s’adapter. C’est bien à la société à les accueillir tels qu’ils/elles sont et de leur laisser le libre arbitre.

Plusieurs pays se sont aussi engagés sur la voie d’une reconnaissance d’un troisième genre comme les Pays-Bas ou l’Autriche. En Australie, depuis 2014, une personne peut être reconnue légalement comme étant de “genre neutre”.

Mais en France, la situation est toute autre. Tout individu doit être rattaché dans les cinq jours suivant sa naissance au genre masculin ou féminin. En 2017, le sujet est revenu sur le devant de la scène après la demande de reconnaissance d’un “sexe neutre” par Gaëtan, une personne intersexe. Né avec des organes sexuels indéterminés, l’individu est assigné garçon par ses parents mais ne se considère aujourd’hui ni homme ni femme. La Cour de cassation s’est saisie de l’affaire. Le 20 août 2015, le tribunal de grande instance de Tours avait validé sa demande. Une décision rejetée par la cour d’appel d’Orléans en mars 2016. Et depuis, rien ne bouge…

Il est grand temps de faire bouger les lignes. Plus que temps.

 

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