Allan Vermeer, le peintre de la chanson. Un ”Apollon des bacs à Sable”!

Allan est auteur-compositeur- interprète. Le résumer ainsi est pourtant plus que réducteur. Car oui, il est bien aussi et avant tout un peintre des mots, des musicalités entre autres définitions. Il est à la fois, un poète noir ou un être lumière. Nous pouvons dire et donc écrire aussi, un vrai trouvère ou un peintre de la vie.

Le résumer est difficile. Mais qui est il ?

Cet artiste de 33 ans a été révélé très jeune. En effet, il a participé et gagné en 2004 la première saison de  Chantez la vie présentée par Pascal Sevran sur France 2. À ce jour, Allan compte trois albums studio à son actif.

Il est le cadet d’un famille de musiciens. En effet, son grand-père est clarinettiste et son père tromboniste. Les deux hommes jouent tous deux dans un groupe de jazz nommé Traditional Jazz Band et sa maman est saxophoniste. Pour compléter le tableau, son frère aîné joue de la batterie en plus d’être à la tête d’un magasin de musique à Abbeville, ville berceau de la famille. C’est également le lieu où il est né. Sa petite sœur, elle joue de la flûte traversière.

Un jeune obstiné.

C’est dès six ans qu’il apprend solfège et piano. À sept, il intègre une troupe locale de comédie musicale. Passionné par le théâtre, il devra se résoudre à quitter la cellule familiale pour intégrer un lycée loin des siens à Amiens, le seul qui offre une option arts du spectacle/ théâtre.

 

Obstiné, il l’est. Car lorsqu’à pas encore 17 ans, il remporte la première saison de Chantez la vie. Et c’est en s’opposant à Pascal Sevran en choisissant le titre de Dalida ”Pour ne pas vivre seul”. Sacrés tempéraments que ces deux là peuvent avoir pour résumé cette séquence de sa vie. C’est un euphémisme, bien sûr. Car nous sommes bien loin du compte.

 

Musique, amour et partage.

Son pays, les paysages, les falaises, cette mer changeante aux couleurs de ses yeux, sa famille, ses racines, il les aiment. C’est un enfant du ”Nord” dans tout ce qu’il y a de plus noble dans sa définition. Parfois, il se revoit enfant, l’oreille collée au plancher de sa chambre pour écouter les deux hommes de la maison faire le bœuf, en bas dans le salon. La musique coule dans ses veines. Les mots coulent sous son stylo sur le papier.

Sa musique, ses paroles sont construites autour des sentiments qui peuvent l’habiter, le tourmenter ou l’enjouer. Ce peintre dessine à la plume de ses nuits blanches et de ses journées amplies de réflexion, des mélodies et des propos sur la vie, sa vie, nos vies.

Allan est la synthèse de tant d’influences.

Pour faire simple, c’est très très très compliqué. Car il est à la fois notre Pierre Lapointe par son côté pop electro. Puis il est l’héritier de Dee Dee Bridgewater, d’un Samy Davis Jr, d’un Beattie, de tous nos grands noms de la chanson française, de tous les compositeurs classiques et des formidables poètes du romantisme… Et en même temps, l’enfant teriblte du rock, de la pop avec une touche de féérie et de tant d’humanité. Un esprit à fleur de peau dans une peau de vache ! Il y a du Voulzy marié à Polnareff et Sheller remixés.

En gros, il est impossible à résumer !

Et ce n’est pas faute d’avoir tenté, mais c’est lui qui s’est tu. Surprenant pour un auteur-compositeur et interprète. Mais c’est parfois dans les silences que l’on écoute le mieux.

Qui sait ? Une affaire à suivre ? En tout cas, un artiste à suivre.

 

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Crédit photographique : qui de droit.

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