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Lorsque “Rocketman” rencontre les ActupienNEs.


01 juin 2019 - lemarquis


Ou comment faire du mal à celles et ceux qui luttent ?

C’est vrai que si j’avais du en parler jeudi ou vendredi, j’aurai moi aussi un “procès au cul”… Je sais que Les ActupienNEs sont bien des chevalières et des chevaliers au service de l’Autre. Ils/elles ne sont pas là pour faire de la politique. Juste faire attention à l’autre. Permettre à celles et ceux qui vivent avec le VIH/SIDA de le vivre en étant intégréEs à la société et défenduEs. Et bien, maalgré cela… parce qu’ils/ellles ont repris à corps défendant les valeurs d’ACT UP, celles qui animaient les fondateurs de ce mouvement.

« L’idée que la communauté est formée de minorités plus ou moins majoritaires occulte une certaine hiérarchie des douleurs vécues par le plus grand nombre. Ma génération affrontait le problème en changeant d’échelle et en adoptant une attitude plus pragmatique. Nous nous attaquions d’abord aux problèmes qui touchaient le maximum de personnes. Les réussites politiques servent de moteur pour résoudre les problèmes des petites minorités. De nos jours, c’est l’inverse qui se passe. La personne qui crie dans le Berry écrase toutes les autres parce que nous sommes dans une hiérarchie de la victime ! »

— Didier Lestrade, cofondateur d’Act Up, entretien de 2008.

Je n’ai jamais entendu parler de… « parasitisme de marque » et « concurrence déloyale », lorsque nous, je parlons/parle de défense des droits des personnes porteur.SE.s du VIH/SIDA. Je ne vais pas comment vous dire que j’ai plus que mal au bide pour ces engagés volontaires du bien. Mais ACT UP Paris n’en est pas à son coup d’essai, puisque elles/eux seulEs détiennent la vérité. Surtout si en contrepartie au lieu de construire ils/elles peuvent détruire et salir.

 

Salir plutôt que construire, je me souviens juste de quelques “mots” ou paroles d’une chanson d’Elton John.

« Il s’agit d’une fantaisie musicale, et non pas d’un biopic réaliste. » C’est à peu près en ces termes qu’a été présenté Rocketman, la fiction consacrée à la carrière d’Elton John, par son acteur principal, Taron Egerton, et l’intéressé lui-même, producteur du projet. Comme quoi, il suffit parfois d’une phrase pour désamorcer les polémiques et envisager simplement, sans bouder son plaisir, le film comme un flamboyant divertissement  – avec de vrais morceaux de vécu dedans. Avec sa volonté de slalomer, en bousculant la chronologie, entre fiction classique et comédie musicale, entre scènes oniriques et fragments de réalité, Rocketman, mis en scène par Dexter Fletcher, le réalisateur de Bohemian Rhaspody, se dédouane effectivement des manquements  – omissions ou commodes arrangements avec la vérité au service d’une belle consensualité – que l’on peut reprocher au blockbuster retraçant l’ascension de Queen et la terrible destinée de leur iconique chanteur Freddy Mercury.

L’acteur principal chante l’intégralité des titres de Sir Elton. Contrairement à ceux qui s’affirment comme étant les “vrais”. De vrai, il n’y a que celles et ceux qui oeuvrent pour les autres, pas celles et ceux qui se servent des autres pour leur propre intérêt. Le seul discours politique valable, c’est de remercier l’autre d’exister, pas de cracher dessus.

 

 

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