inverti : toute l'actu gay (lgbt), geek, sport, culture…

La communauté gay qui casse les codes – Gay, Geek, Sport, LGBT… N'ayez plus honte d'être inverti !

Solène, merci. Notre Noël si différent.

Catégories : Culture · J'en ai marre ! · Politiques

Je t’ai promis de  te la restituer ta photo. Je te l’avais volée. Toi l’artiste, la comédienne, l’actrice, tu en as connu des mers et des océans et qui sait d’amers déboires.

D’intimité, cela n’existe pas entre nous sauf en scène, ce qui nous permet d’être deux inconnus.

Nous, nous ne nous connaissons pas. Mais, nous nous respectons. En 2020, ou en vingt vins, c’est souvent surprenant et  toujours pitoyable eusse égard à nos contemporains, mais passons. C’est vrai, se reconnaître en humanité, pour certainEs, c’est compliqué. Nous, nous en faisons notre fierté.

Et si en plein été nous avions un conte de Noël ?
Car finalement, le petit Jésus, personne n’est d’accord pour savoir lorsqu’il est né.

Nous, Belle Dame et moi, c’est juste, que nous avons pu nous croiser. C’est cela notre certitude. Des mots écrits autour d’un texte lu, relu et appris par cœur.
L’émotion fût totale à le voir jouer. Combien de femmes et d’hommes y ai je reconnu ? Au moins trois femmes.
J’ai bien tenté de vous aidé. Malheureusement, j’ai été le crapaud qui voulait pour vous et pour moi, être plus gros qu’un bœuf.

De cette faillible relation, est resté un respect profond.

Aujourd’hui, mon conte de Noël est tout autre. Il est celui d’un reflet . Celui de trois femmes qui se mirent grâce aux vagues d’un lac, d’une mer, d’un océan. Trois femmes qui se retrouvent maladroitement au même endroit, à deux âges différents. C’est l’enfant qui mire la femme, la femme qui admire l’enfant qu’elle était. Les rêves sont lointains, mais la lueur est toujours là.

Il t’est dédié femme discrète, belle actrice et comédienne.

Notre amour des mots, du théâtre et de la comédie en 2020 a été massacré. Je t’offre donc mes mots pour Noël, pour mes enfants et secrètement à 4, quatre mecs qui depuis un an font tout pour que la culture perdure. À tous les artistes qui souffrent et à toutes celles et ceux de l’ombre qui en pâtissent. A mes connaissances ou amiEs tel mon cher Léo Bardon qui aimerait bien que son dernier court voit enfin le jour. Geneviève aussi, elle vous attend. Moi, je crois au père nowel. J’attends un 06 sottement.

Pour participer et vous offrir un vrai cadeau, c’est juste là :

https://www.leetchi.com/c/court-metrage-genevieve

Je remercie aussi toutes celles et tous ceux qui résistent, ces ”’non essentiels” qui pourtant font la différence culturelle française, le lien social ou culturel. Comme je l’ai déjà écrit que tous les lieux cultuels prennent un R.
Je n’oublie pas celles et ceux qui furent applaudiEs lors du premier confinement qui depuis ne vivent pas mieux comme Matthieu, un petit prince qui endormait ses enfants d’ailleurs, auxquels je pense tant. Le personnel soignant est aussi essentiel…

 

Un conte de Noël : Les trois femmes, les éléments et moi.

Trois femmes se retrouvaient chaque jour devant cette etendue d’eau. L’une attendant le retour des jours meilleurs, celui de son homme ou des jours nouveaux. La seconde moins discrète, fanfaronait mais, telle la femme d’Ulysse, défaisait chaque nuit son ouvrage méticuleusement, pour tromper son ennui et sa planche de surf. La troisième, finissait par se faire réellement chier loin de tout commerce ”non essentiel” dont elle avait tant besoin.
Aucune des trois n’était douée pour la lessive au lavoir. Alors la machine à laver, ”fucker mother” ce n’était pas fait pour d’autres qu’ elles. Elle avait été inventé pour elles et le pressing aussi.
Face à cette étendue d’eau, elles voyaient l’enfant qu’elles n’étaient plus. L’une pleurait. La seconde riait. La troisième prenait au plus vite rendez vous chez tous les magiciens du ”restons jeunes”.

Mais, ces trois femmes, pour jouer la comédie, la tragédie, les pires enfers purent dire ok en quelques ou toutes sortes. Il faut l’avouer. Elles étaient les meilleures. Alors, Elles jouaient.
C’est bon quoi, depuis tant et tant d’années, elles s’y étaient entraînées !
Mais en vérité, elles n’en pouvait plus. Ce dont elles rêvaient secrètement depuis tant et tant d’années c’était juste être elles. Elles l’auront connu.

Morbleu ! Et vingt vins, vînt leur salut !

La cruche arriva ! Ce fût le pot au lait, laid !

Elles voulaientt tout. Elles étaient prêtes à tout. À elles, toute l’eau, tous les hommes, toutes les contraintes.
Aussi Les trois femmes sont parties. Elles laissèrent derrière elles servitudes et obligations et ceci, sans concession.
Depuis, elles connaissent l’amour. Entre elles d’abord. Ensuite avec, au gré de leurs périples, les belles personnes qui les aiment non pour ce qu’elles leurs apportent, mais pour les beautés qu’elles sont. Et pour le bonheur qu’elles peuvent apporter sans contrainte et avec passion à la multitude.

Alors c’est des mots nus dans leur bohème de femmes lettrées et amoureuses qu’elles ont colporté.

Seulement voilà, vingt vins ne fût réellement pas cela.

Les planches étaient pourtant bien cirées. Le décor était parfait. Les machinots étaient fin prêts, même à l’impossible. Les costumières avaient tellement œuvré que leurs doigts étaient boursouflés. Les éclairagistes avaient tout calculé. La comedia de l’arte attendait la marrée humaine qui devait arriver.
Et bien non, sur elles tombât une autre marée. En réalité, en vérité, un véritable tsunami. Une vague si ample et si malsaine, si brouillon et si impossible que même elles arrivaient à peine a respirer, à faire surface seules face a la scène, à cette salle vide.
La marée humaine ne viendra pas. Personne d’ailleurs ne viendra.
Seul sottement et maladroitement, le sapin d’un Noël qui n’aurait jamais du exister continue de clignoter.
Avant même d’avoir démarré, le spectacle s’est retiré.
Pour la première fois depuis toujours, Noël ne sera pas conté. Seul le reflet de l’enfant sourie à l’actrice qu’elle est devenue. Seule la brise brise marine vient la chatouiller et la rassurer. Seul le flux et reflux calme et clapotant vient l’applaudir.
Pourtant Noël est un jour de lumière, mais pas cette année. RIDEAU !

POURTANT,il nous reste la lueur vague et lointaine du phare qui vient lécher celles et ceux qui y croient encore.

 

Et puis, nous n’oublions pas certains anges qui se taisent mais qui en silence agissent. Matthieu, nous pensons fort à toi et à tous ses enfants que tu as soutenus. J’espère que les bigoudis vont bien à Jésus er a tous les anges.

Merci Solène, je te rend comme promis ta photo.
Je t’embrasse.

Ce sujet vous a plu ? Retrouvez d'autres articles dans les catégories suivantes : Culture · J'en ai marre ! · Politiques

.

Par publié le 24 décembre 2020

Twitter : @MarkBach5

Donnez votre avis !

Read previous post:
Rika Zarai, et pourtant, le temps… Nous aura manqué.

Vous aussi sur ces deux mélodies d'Aznavour que vous avez chanté en 1963, vous nous quittez. La petite sœur de...

Close