Quand la Covid-19 devient l’arme des homophobes.

L’apparition d’un nouveau foyer de contamination au coronavirus dans un quartier LGBTi de Séoul a provoqué une vague homophobe en Corée du Sud.

Un homme de 29 ans se disant en bonne santé a profité d’une virée nocturne pour faire la tournée des bars et des boites gay de la capitale de la Corée du Sud. Hélas, même s’il n’avait aucun symptôme, il était porteur de la Covid-19.

Les autorités ont alors décrété le week-end dernier la fermeture des établissements nocturnes du quartier d’Itaewon, redoutant une deuxième vague de contaminations. Le maire de la ville, Park Won-son, a également demandé aux personnes s’étant rendus dans les mêmes lieux que l’homme de 29 ans de se faire connaître et de se faire dépister.

Une société coréenne très homophobe.

Les médias coréens parlent de l’affaire « des clubs gay ». La Corée du Sud, même si elle n’est pas comme sa sœur jumelle au nord, n’est pas un pays où il fait bon vivre quand on est une personne homosexuelle. Comme le confirme le magazine étasunien The Advocate, les personnes homosexuelles ne peuvent ouvertement et librement s’afficher en public au risque de perdre leur travail.

Avec ceci, il faut ajouter le traçage qui envoie aux personnes voisines une notification avec l’âge de la personne à risque, le sexe ainsi que le quartier de résidence. Les associations LGBTi coréennes dénoncent ce traçage et cet affichage pouvant nuire aux personnes LGBTi qui habitent dans des foyers où règnent l’homophobie. Le traçage a été mis en place de manière temporaire dans le but de lutter contre l’épidémie de la Covid-19.

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