Même sans la fierté des Ours, la Croisière des Ours sur la Seine a connu un véritable succès.

Ils venaient de Paris et sa région, de toute la France et même de certains pays d’Europe afin d’assister à la célèbre Croisière des Ours sur la Seine ce jeudi de l’Ascension. Et il y avait du monde, une heure avant le départ, les quelque 250 bears et personnes qui les aiment, attendaient patiemment l’embarquement sur le bateau Le Paris. L’évènement est toujours organisé par l’association les Ours de Paris à qui nous devons la Loterie des Ours ou encore la galette des Ours.

Le bateau Le Paris a commencé la croisière au quai Henri IV, puis a longé l’île Saint-Louis, l’île de la Cité, les abords du château du Louvre. Il a continué son chemin jusqu’à l’île aux cygnes et la statue de la Liberté (version parisienne) en passant bien sûr par le Trocadéro et la Tour Eiffel.

Ce n’était pas qu’une croisière festive ambiancée par DJ NiZar, c’était également une croisière revendicative, comme le rappelle le slogan des Ours de Paris : On est des gros, on est pédé, on est des gros pédés !

Que ce soit dans le milieu LGBTi+ ou au niveau du travail, la grossophobie frappe toujours comme l’explique David qui vient pour la 2ème fois à la croisière des Ours :

Oui, j’ai déjà été victime de remarques grossophobes dans le milieu gay, dans les saunas par exemple, quelques remarques, des moqueries. Mais je passe dessus. Dans le milieu professionnel, ce sont plus des remarques homophobes, d’un ancien supérieur notamment.

Comme pour de nombreux « Bears » ils ne viennent pas dans les lieux étiquetés « bears » pour rencontrer que des ours. Ils viennent plus pour éviter les jugements, éviter les remarques, se sentir dans un milieu « safe » comme nous l’a raconté David.

Clotaire ou encore Antoine ne sont pas des « Ours » mais ils aiment les personnes minces tout comme les personnes avec des rondeurs. Tous deux, viennent et reviennent pour l’ambiance bienveillante, pour les hommes, mais aussi pour le symbole, comme le souligne Clotaire :

Je pense que le combat contre la grossophobie est un combat qu’il faut toujours mener. On a toujours ce stéréotype des mecs ultra musclés ou des mecs qui font attention à eux. On ne prend pas du tout en compte les personnes qui ont un surpoids car elles n’ont pas le choix, c’est leur nature physiologique. Elles pourront faire n’importe quel sport qu’il faut, elles n’y arriveront jamais.

Durant la croisière, nous avons également fait la rencontre de Théo, venant de Maubeuge dans le Nord. À la campagne, il est difficile de trouver des lieux gays, encore plus étiquetés « Bear ».  Alors il n’hésite pas à faire plus de 2h30 de route afin de venir à Paris.

Je n’ai pas encore été victime de grossophobie, ça fait que quelques années que je suis en surpoids. J’ai eu quelques remarques sur les applications de rencontres. Quand je sors, j’essaie de sortir dans les lieux « Bear », pour l’ambiance. Je sors des fois à Lille, dans des bars gays mais c’est rare.

À la fin de la Croisière, l’after a eu lieu au célèbre bar le Bears’den où avait lieu la fameuse Loterie des Ours. L’ambiance était également au rendez-vous et ce, jusque tard dans la nuit.

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