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13 janvier 2015 - David Chevalier


Les Gays ont toujours l’interdiction de donner leur sang, pourtant, les réserves sont au plus bas !

dondusang

Promesse de campagne du candidat Hollande, le don du sang pour les homosexuels n’est pas prêt d’arriver. E pour cause, les légendes urbaines font toujours peur.

En effet, depuis les affaires du sang contaminé sous un gouvernement PS, ce nouveau gouvernement PS ne veut pas répéter les mêmes erreurs. Du coup, après avoir déclaré haut et fort que les homosexuels ne seraient plus discriminés, le Président Hollande a du mal à faire appliquer les vœux du candidat Hollande.

Les craintes sont-elles fondées ?

Ce n’est pas l’appartenance à une orientation sexuelle qui fait que vous allez représenter un plus gros risque, mais la multiplication des rapports avec des partenaires sexuels différents. Plusieurs études montrent que les lesbiennes sont la population la moins touchée par le VIH, cherchez l’erreur.

Les pratiques des hommes : seules raisons !

Les hommes ont vu leurs pratiques sexuelles évoluées rapidement depuis 1968. La liberté sexuelle les touche de plus en plus et plusieurs sociologues avancent un chiffre pouvant dépasser les 50 % de la population masculine ayant eu une relation sexuelle avec un autre homme. Là encore, il n’y a rien de grave puisque la pratique de la masturbation mutuelle serait la plus rependue. Viennent ensuite la fellation et la pénétration.

La fellation amène un risque plus élevé que le cunnilingus si l’éjaculation se fait à l’intérieur de la cavité buccale. Ce risque augmente encore davantage si le/la partenaire avale le sperme. Voilà pourquoi la transmission du VIH lors de pratiques homosexuelles entre femmes est plus rare.

La pénétration sans préservatif augmente le risque de transmission que se soit pour un couple homosexuel ou hétérosexuel.

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Le danger n’est pas avec qui ? Mais combien ?

Vous pouvez faire l’amour des dizaines de fois avec votre partenaire sans capote par semaine et ne représenter aucun danger pour la société vis à vis de la transmission du VIH. En effet, le problème ne se situe pas au niveau de l’homosexualité ou de l’hétérosexualité mais plutôt avec votre nombre de partenaire.

Pour comprendre, c’est très simple. Nous allons faire un paralèlle avec Facebook.

Si vous êtes deux amis tout seul sur Facebook, cachés des autres, vous pouvez échanger toutes les informations que vous voulez sans que personne ne le sache. Si vous invitez un ami supplémentaire, rien ne vous dit qu’il va être uniquement ami avec vous. Le risque de “fuite” d’une information augmente donc. Plus votre réseau d’amis augmente et plus vos informations ont de chance de se retrouver sur le mur des autres, même s’ils ne sont pas vos amis. L’inverse est tout aussi vrai. Vous serez peut être informé d’une activité d’une personne que vous ne connaissez même pas.

Sexuellement, c’est pareil.

Plus vous multipliez le nombre de partenaire sexuel, et plus le risque de transmission de maladies infectieuses augmente. Qu’importe l’endroit. Chez vous grâce à Grindr ou Hornet ou dans un sauna, le risque est le même. Et les hétérosexuels ont également des saunas libertins et également des applications de rencontre identiques. Et puisque la frontière entre homosexuel et hétérosexuel n’est pas très hermétique, le danger est présent pour tout le monde.

Les poches de sang sous très haute surveillance.

Toutes les poches de sang sont donc sous étroite surveillance. Le sang est mis de côté pendant vingt deux jours pour le VIH car c’est la fenêtre où il est pratiquement indétectable si une personne venait à se faire infecter le jour du don du sang. La poche de sang aura à peu près ce même laps de temps pour être utilisée avant d’être jetée.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme.

Merci l’Europe. Car un avocat de la cour européenne des droits de l’Homme a clairement dit qu’une relation sexuelle homosexuelle ne justifiait pas à elle seule une exclusion permanente du don du sang (source). Cette conclusion était intervenue dans l’affaire de Geoffrey Léger et le ministre des affaires sociales et de la santé et EFS (Établissement Français du Sang). D’après cette conclusion, la législation française interdirait à tout homme le droit de donner son sang. Ce qui n’est pas le cas car les hommes dit “hétérosexuels” ont le droit de donner leur sang. Il y a donc ici une discrimination.

Un manque pour sauver des vies !

Une étude récente menée aux Etats-Unis par le Williams Institute de l’Université de Californie à Los Angeles estimait pourtant que la levée de l’interdiction permettrait d’aider 1,8 million de personnes supplémentaires aux Etats-Unis chaque année (source). Ce chiffre serait beaucoup moins grand en France mais il resterait très important.

Nous vous invitons à interpeller la Ministre de la santé et des affaires sociales sur son compte Twitter :

@MarisolTouraine

 

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