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Guérir du VIH, possible ?

Ici, une petite réclame...

retrovirus-genes-proteinesLes enzymes pourraient “éteindre” le virus.

La nouvelle est parue aujourd’hui, deux personnes contaminaient pas le SIDA ne seraient jamais tombées malade et n’auraient aucune trace du SIDA dans leur sang.

Comment est ce possible ?

Une étude a été menée par plusieurs chercheurs Français, l’équipe du professeur Raoult, conjointement avec celle de l’unité de recherche Inserm de Créteil. Ils ont publié leurs recherches dans le magazine Clinical Microbiology and Infection.

Chez deux individus, ils ont observé des anticorps du VIH. Après plusieurs recherches, ils ont retrouvés le VIH à l’intérieur de leur génome. Le virus était là, dans leur gêne, sans se reproduire. Il ne peut se multiplier, ses gênes sont “interrompus”, brisés. Il reste dans l’ADN des patients mais est inerte, éteint en quelque sorte. Les deux patients ont spontanément guéri de l’infection, et depuis près de trente ans pour l’un d’entre eux.

Incroyable ?


L'épisode 4 est en ligne ! Notre invité Clément alias Veronika Von Lear. Nous reviendrons également sur la transphobie supposée de JK Rowling, des rumeurs sur l'application Stop Covid et des actions durant le mois des fiertés. À écouter sur L'anonyme Podcast.

Non. Grace aux nouvelles technologies et à l’avancée médicale, en 2001, les scientifiques découvrent que 8% du génome humain est constitué de virus inactivés. Pour le professeur Raoult, c’est une défense que le corps s’est forgé au fil des années, des millions d’années.

Il y a plusieurs millions d’années, les premiers rétrovirus l’envahissaient, et la riposte trouvée par l’espèce humaine a été d’intégrer ses gènes en les détériorant via une enzyme.

Problème, une protéine du VIH la neutralise, faisant développer le VIH dans le corps. Mais en 2014, des scientifiques de l’université de Nashville ont prouvé qu’elle pouvait être ré-activée et retrouver ses moyens pour combattre le VIH. Apobec, le nom de cette enzyme pourrait donc, même chez les personnes affectées, lutter contre le VIH et éviter aux malades la trithérapie et leurs effets secondaires.

Mais pourquoi eux ?

Nous ne sommes pas tous égaux, hélas. Certains résistent mieux à certaines maladies et d’autres à d’autres. Mais les humains ne sont pas les seuls à avoir des enzymes combattant les rétrovirus puisque les Koalas, ces ours en peluche vivants sont capables de lutter contre leurs propres rétrovirus pour certains.

Mais pas de quoi rêver pour autant. Nous sommes qu’au stade de l’observation. Attendons les premiers tests pour espérer un monde sans SIDA.

Crédits photo : Stanford U./Medical Center.

Ici, une petite réclame :

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Par publié le 04 novembre 2014

Rédacteur sur le site actu.inverti.fr & Podcasteur de L'anonyme Podcast.

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