Je voulais tant vous remercier pour tout.

Car, c’est bien vous avec Jean d’ Ormesson qui m’avez appris à écrire. Monsieur, sachez que je ne fais pas que vous respecter. Vous êtes sans nul doute le Maître qui évite à mon crayon d’oser dire bien souvent des conneries. Même si vous vous opposiez à des idées, des statures, jamais, vous n’avez attaqué la personne.
Parfois, peut-être, aurions nous pu être en désaccord. Mais votre plume si fine, votre verbe était si haut que je ne pouvais plus qu’abdiquer avant même d’avoir combattu.

Combat.

C’est bien le terme, le terrain qui vous résume le mieux. Toute votre vie, vous aurez combattu.
Vous étiez un un homme simple, simplement humain.
Votre cause, défendre l’Humain et la Vérité.
Votre verbe servait l’Autre, la France et sa devise, l’Humanité et ses laisser pour compte. Camus, votre maître et ami vous en aura voulu. Moi, je vous dis merci. Je vous remercie pour tout. Même dans vos plus grosses colères vous avez été respectueux de l’autre si indigne soit il.
Vous, le résistant, vous fûtes le constructeur.
Tous vos enfants ce soir de part le monde sont tristes.
Pour la jeune génération vous avez malheureusement disparu.
Personnellement j’ai appris à vous connaître, à vous lire, sans jamais vous vénérer. Mais c’est vrai à vous aimer vraiment.

La jeune génération.

J’espère sincèrement que toutes les écoles de journalisme vous étudient, vous étudieront. Oui, vous êtes un homme de  »l’Ancien Monde  ». J’espère que mon prochain propos vous fera rire durant votre voyage.
Car certains branleurs ou menteurs feraient bien de s’en inspirer de votre ancien monde.

Au revoir Maître et merci pour tout.
La France, le monde vous saluent.
Vous nous manquez déjà.

0 Commentaires

Donnez votre avis !

©2023 inverti

ou

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

ou

Créer un compte