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St-Denis : une première Gay Pride des banlieues qui en appelle une autre, mais toujours sans l’association Flag !


09 juin 2019 - David Chevalier


Ils étaient environ un millier de personnes pour dénoncer la stigmatisation des banlieues ainsi que l’homophobie présente dans les quartiers.

Rainbow Flag accroché à la Marie, passage piéton arc-en-ciel, non vous n’êtes pas en plein cœur du Marais mais bel et bien en Seine-Saint-Denis (93). Et c’est à Saint-Denis qu’avait lieu la première Gay Pride des banlieues. Après avoir traversés plusieurs rues de la ville, les marcheurs se sont retrouvés devant la Basilique Saint-Denis et au pied de l’Hôtel de ville. Des stands des différentes associations étaient présents sur la place.

Une kermesse LGBTi.

Le lieu ressemblait fort à une gentille kermesse LGBTi où il y avait certes un peu de bière mais également un atelier pour se transformer en Drag, des stands d’information sur les IST/MST ainsi que sur les droits des personnes LGBTi.

La Police était visible mais discrète, pas de CRS ni de cordon de policiers.

Une révolte des banlieues.

Le côté bon-enfant a vite laissé sa place à un militantisme féroce non seulement envers l’État pour son inaction dans la lutte contre les LGBTiPhobies mais également contre l’Interlgbt qui accepte dans ses rangs l’association Flag mais aussi des entreprises venant vendre leur image aux côtés du Rainbow Flag pour la Marche des fiertés parisienne.

Le pire homophobe de la France, est l’État Français.

La plus sévère des attaques est venue de l’association des Femmes en lutte 93. Elle dénonce la passivité de l’État ainsi que leurs complicités aux crimes homophobes à travers le monde en expulsant des réfugié·e·s LGBTi dans des pays où être une personne homosexuelle peut vous amener à une mort certaine.

La Police a été également au cœur des reproches. Refus de porter assistance, refus de prendre les plaintes ou encore les violences envers les banlieusards. La liste des revendications mélangeait droits LGBTi ainsi que droits au respect des citoyens vivant dans les banlieues.

Dénoncer le rejet des LGBTi tout en rejetant les LGBTi.

Une haine envers les policiers qui sort légèrement du contexte puisque les militants appelaient à « sortir » l’association Flag de la Pride Parisienne. Pour eux, l’association des policiers et gendarmes LGBTi n’a pas sa place dans le militantisme LGBTi comme digne héritière des émeutes de Stonewall. L’association Flag lutte pourtant contre l’homophobie au sein de la police et de la gendarmerie, dénoncée par le rassemblement.

Encore une fois, certains militants se trompent de combat. Ce ne sont pas les militants LGBTi nos ennemis mais les homophobes. Il serait également bon d’arrêter de sortir l’étiquette « Pinkwashing » pour justifier une xénophobie à l’intérieur même de notre communauté.

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