Tchétchénie : traque et camp de concentration pour les homosexuels.

Depuis la fin Mars, la Tchétchénie se livre à une vague de terreur pour les homosexuels, arrêtés et enfermés dans des camps.

Plusieurs ONG (Organisation non gouvernementale) et médias lancent une sonnette d’alarme au monde entier, la Tchétchénie a commencé une purge de sa population en incarcérant violemment les personnes soupçonnées d’homosexualité.

C’est un média local, Novaïa Gazeta, un journal de l’opposition en Tchétchénie, qui affirme qu’une vaste opération de répression envers les citoyens a débuté dès la fin mars. Plusieurs témoignages d’anonymes relevés par le journal confirmeraient cette épuration.

A l’intérieur de ces prisons, les personnes soupçonnées d’homosexualité sont torturées dans le but d’avoir des noms mais aussi pour les punir de leurs travers. Cette traque touche toute la population : religieux, journalistes, ouvriers ainsi que des proches du dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov.

Les responsables de cette vaste opération seraient selon le journal : Magomed Daoudov, président du Parlement tchétchène, et Aioub Kataev, chef de la police d’Argoun.

Pourquoi une telle vague homophobe ?

La Tchétchénie est une république de la fédération Russe, sous tutelle donc du Kremlin et du grand tsar Poutine. Malgré une loi interdisant la propagande homosexuelle en Russie, des militants du projet Gay Russia ont mené une vaste campagne dans le but d’organiser des gay pride en Russie et également en Tchétchénie.

Cette initiative est arrivée aux oreilles de la population tchétchène et a soulevé une vaste vague de protestation ce qui amorcera le début de la traque.

C’est à partir de ce moment que fut donné l’ordre d’entreprendre un ‘nettoyage préventif’ que l’opération a abouti à de véritables meurtres, déclare le journal.

Les journalistes du journal tchétchène pourraient être bientôt la cible de représailles. La société des journalistes tchétchènes a indiqué que les employés du journal Novaïa Gazeta ne pouvaient plus être considérés comme des journalistes.

Pire, les députés et représentants de la société civile nient toute traque et camp de concentration car pour eux, l’homosexualité n’existe pas dans leur pays.

Le réseau LGBT de Russie diffuse depuis le 29 mars sur les réseaux sociaux un communiqué informant de la création d’une ligne d’urgence pour les habitants du Caucase du Nord : “Si vous vous sentez en danger, si l’on vous menace, contactez-nous immédiatement à l’adresse kavkaz@lgbtnet.org”.

Crédit image : Open Street Map

Ici, une annonce :
0 Commentaires

Donnez votre avis !

©2021 inverti

ou

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

ou

Create Account

Lire les articles précédents :
Sitges : la station balnéaire très gay-friendly entachée par un acte homophobe.

Un homme homosexuel a échappé à la mort après avoir été jeté inconscient sur les rails de la gare. Les...

Fermer