Une première en Tunisie qui fait beaucoup de bruit, également de l’autre côté de la méditerranée.

Aucune abrogation de l’article 230, qui date de 1913 sous la colonisation française, n’est à l’ordre du jour malgré les multiples appels des ONG locales et internationales. Cet article punit les relations homosexuelles.  Même si la Tunisie s’est engagée en 2017 devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, à Genève, à ne plus imposer les tests anaux, en réalité, la Tunisie demande toujours à ses médecins de les pratiquer.

Dans ce contexte, réaliser une pièce de théâtre sur l’homosexualité est plus qu’un défit. C’est une association LGBTi+ qui coproduit cette pièce intitulée « Flagrant délit ». Sur scène, une troupe d’acteurs et actrices âgé•e•s de 23 à 71 racontent la vie de Tunisiens et Tunisiennes découvrant ou vivant leur sexualité. Même s’il y a de l’humour, de l’humour noir, la pièce traite de situations réelles telles que les violences familiales ou les actes homophobes dans la rue et au travail.

Une pièce courageuse.

La Tunisie n’est pas seulement un pays où il fait bon se reposer sur le sable chaud. C’est aussi un pays où 59 personnes ont été incarcérées entre 2020 et octobre 2021 parce qu’elles sont soupçonnées d’être homosexuelles, comme le souligne l’association Mawjoudin. Pour les spectateurs et spectatrices, cette pièce leur permet de se dire qu’ils et elles ne sont pas isolé•e•s et que le combat continue toujours pour dépénaliser l’homosexualité et les personnes transgenres.

Certes, le combat est long et rude, car l’hyperprésident tunisien Kais Saied détient tous les pouvoirs depuis son coup de force du 25 juillet 2021 et s’oppose toujours à une dépénalisation de l’homosexualité.

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