Les autorités sanitaires surveillent de très près les rassemblements entre hommes.

Le mois des fiertés est la sous surveillance des épidémiologistes et du Ministère de la santé. La raison, la multiplication des rencontres entre hommes durant ce mois. Et c’est cette multiplication des échanges de liquide qui est un des facteurs majeurs de la progression de la variole du singe en France et en Europe.

Ce n’est un secret pour personne, les hommes ont de manière générale beaucoup plus de partenaires que les femmes, ils sont donc des « vecteurs » de transmission importants. Selon l’Organisme Mondiale de la Santé (OMS), le virus aurait profité du retour des festivités et des rencontres de la communauté gay pour se propager hors d’Afrique de l’Ouest, où il est endémique.

Même si majoritairement, le virus se propage suite à une relation sexuelle entre deux hommes, il touche aussi bien les hommes que les femmes, tempère l’OMS. Les personnes qui ont des relations sexuelles homme – femme ne sont pas du tout à l’écart du danger et pourraient être très vite rattrapées par le virus durant la saison estivale, propice aux rencontres sur les lieux de vacances.

Les relations sexuelles ne sont pas seules responsables de la diffusion du virus qui peut se transmettre également par la salive ainsi que les projections comme les éternuements.

Les Gay Prides sous étroite surveillance.

Les manifestations et les rassemblements sont sous surveillance. Et avant les rencontres issues des vacances, il y a au moins de juin de multiples rassemblements pour les Marches des fiertés. Manifestations, fêtes, soirées et rencontres, la situation est propice à la diffusion du virus dans la communauté ainsi qu’au niveau de toutes les personnes faisant parti des HSH (Hommes ayant des relations Sexuelles avec des Hommes).

Selon plusieurs sources, la barre des 100 cas de la variole du singe en France devrait être dépassée ce week-end.

Pourquoi une telle angoisse ?

La variole du singe n’a pas le même taux de létalité que la Covid-19. En France, personne n’est mort à ce jour de la variole du singe. Pour Étienne Decroly, virologue et chercheur au CNRS cité dans la Dépêche la situation doit tout de même être prise au sérieux :

Je crains (…) que l’on voit sous nos yeux impuissants se développer une épidémie qui prend des allures de propagation internationale qui devient assez préoccupante.

Contrairement à la Covid-19, la période d’isolation pour un malade de la variole du singe est de trois semaines, de quoi bien paralyser un pays en cas d’épidémie.

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