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Claudius Pan : l’artiste hyper actif…


19 septembre 2018 - lemarquis


“Je voulais lui faire l’amour”.

J’ai d’abord cru ne jamais le rencontrer. Bon OK. Nous ne nous connaissions pas. Et, c’est grâce au joli hasard de la vie que je l’ai d’abord croisé. Pardon, son œuvre. Je n’en comprends d’ailleurs pas toujours tout, à l’heure où j’écris ces mots. Mais, il s’en dégage comme un “je ne sais quoi” qui me file la chair de poule, me fait savoir que mon cœur a ses raisons que ma raison ignore. Et ne pensez pas que je suis un hypersensible. Non. Mais comme d’autres, je crois que c’est aussi bien mon corps que ma raison qui vibrent.
Et puis, si.
Je l’ai eu mon RDV. Cet instant que j’attendais fébrilement tel un amoureux. Patient, pourtant (pour ceux qui ne me connaissent pas). Un seul mot me vient à l’esprit. RAYONNANT. Une démarche certaine, un regard franc, bleu à pouvoir nous y noyer. Un sourire qui dit “merde” aux moroses et une douceur qui m’a fait chavirer. Bref, le dieu Pan était là.
En le quittant, je me suis pincé. Je m’en suis voulu de ne pas avoir su le conquérir et lui dire que je voulais lui faire l’amour. Le voir dormir. Je me doute que gentiment ou violemment, il aurait décliné l’invitation. Su été encore pire s’il avait accepté. Je serais devenu follement amoureux. Qui n’a jamais rêvé d’avoir, à soi, un court instant qui dure une vie, Peter Pan dans son lit ?
J’étais là avant l’heure. Je l’ai vu surgir de nul part. Tel que je l’imaginais. La suite fût délice. Je me suis même surpris à me taire. Mieux encore à espérer goûter aussi ses silences. Je vous laisse avec lui. Le farfadet ou le dieu Pan était avec moi… et lui présent pour vous.

L’artiste boulimique.

Cet artiste boulimique de création a su se poser quelques instants pour vous, nous.
Son nouveau roman Carpe Noctem devrait sortir courant 2019, il va l’adapter pour le théâtre. Il espère que son nouveau film en plus de courir les festivals saura toucher un public de plus en plus large. Sa musique poursuit son petit bonhomme de chemin entre mise en scène d’émissions radiophoniques et bande son originale de longs et courts métrages. Son regard est toujours lumineux, bref, j’ai juste oublié l’essentiel, vous donner son nom : Claudius Pan.
Bonjour Claudius, et en plus de tout cela que fais tu ?
“Après Avignon et la pièce que je défendais ‘Pale blue dot‘ qui parle de l’affaire Wikileaks. Le tournage de mon nouveau court métrage. Ma série documentaire intitulée Sex Tapes. Ma participation à différents projets artistiques. La bande originale musicale pour le court métrage ‘ENTER‘. Ma participation en tant qu’auteur et surtout compositeur pour l’émission mensuelle ‘Les yeux fermés‘ sur Judaiques FM. La Saison 2 des “Engagés” où j’interprète le rôle de Bastien, un travailleur du sexe. La série Instagram ‘Pieuvre‘ où j’interprète un personnage proche de moi, entre liberté et amour, le projet auquel je collabore, sur une idée originale du chorégraphe Stanislas Briche sur des textes de Guillaume Dustan, mes projets en devenir et ceux qui sont encore à venir, je me pose un instant avec toi au soleil (rires).”
Je n’ai pas eu le temps de tout noter, dois je te qualifier d’hyperactif ou de boulémique de la création ?

“La seconde formule me correspond effectivement.” (Un sourire aux lèvres à faire fondre toute personne normalement constituée).

Comment est né Claudius Pan ?

“A 19 ans, conséquence supplémentaire d’un évènement survenu et qui m’a bousculé ; après une enfance difficile, introvertie, vivant dans un monde imaginaire, je suis parti vivre aux USA. D’abord dans une communauté où j’ai fini par prendre le prénom de mon premier personnage de fiction. Est ainsi né Claudius. Ensuite, une personne hauts en couleurs qui incarnait aux yeux de tous le dieu Pan au sein de cette communauté a disparu. Tous m’ont rapidement lié à cette figure du dieu Pan, et puisque Pan était parti, j’étais légitimement devenu le nouveau dieu Pan. D’où la naissance de Claudius Pan. Rares sont ceux qui me nomment encore par mon autre prénom.”
“J’ai poursuivi ensuite ma construction en vivant au travers les Etats Unis avec les Hobos. Et cet apprentissage je l’ai poursuivi à travers le monde. Au total durant plus de cinq ans. J’ai fini par revenir en France, et me suis installé durant presque deux ans à Saint Etienne afin d’écrire mon dernier roman.”
“Et me voici ici à Paris, à présent”.

Je veux remettre la poésie au cœur de la vie.

Et donc que veux tu partager ou transmettre Claudius Pan ?

“Ma motivation c’est de créer ce que je ne trouve pas.
Par exemple, pour ma série ‘Sexe Tape’, je veux montrer la sexualité dans son intégralité, sans tabou, sans idée préconcue. Que chacun soit conscient de ses forces comme de sa fragilité. Que chacun puisse se réapproprier sa sexualité.
Il en est de même dans l’écriture. J’écris les romans que je voudrais pouvoir lire.
Je compose la musique que j’aime écouter et que je voudrais trouver dans les bacs ou mes écouteurs.
C’est comme ce projet de solo de danse avec
Stanislas Briche Son fil conducteur sera parler sans filtre de sexualité, montrer le corps qui désire et est désireux de tout.
Je tourne les films que je voudrais voir à l’écran. Je souhaite montrer la diversité, pas obligatoirement des corps parfait. Mieux, j’aime l’imperfection.
Je veux remettre la poésie en avant, au cœur de la vie. Comme un acte politique.

“Montrer des gens différents, marginaux, non comme des êtres torturés mais bien comme des personnes fortes, épanouies. Ces personnes qui peuvent parfois paraître brisées, cassées ou qui pour le moins  sont montrées comme telles dans la ‘culture’ classique sont au contraire celles que j’ai rencontré plus fortes et plus déterminées que toutes les autres.
Je les vois et veux les montrer telles qu’elles sont en réalité : Fortes et puissantes”.

Et pourquoi cette “montée” à Paris ?

“Si je suis venu à Paris, c’est parce que je me suis créé un réseau, un collectif artistique constitué d’amis.
Et puis, c’est aussi un déclic. Le départ vers un nouveau cycle. Rendre grâce à l’enfant, après l’avoir tant choyé, je l’ai posé dans une barque. Et je l’ai laissé partir.
Je rentre dans l’âge adulte. Dans une phase créative adulte, une nouvelle ère, une nouvelle étape de ma vie.
Et Paris est un conte.
Remplie de vampires, princes, noirceur… Chacun peut y créer son conte, son mythe. Paris est la ville des conteurs.”
(Silence).
“Mon lieu préféré à Paris ? Le Cabaret de Madame Arthur.
C’est bienveillant et humain.
C’est frais.
C’est très généreux.
Je m’y sens chez moi…
C’est un navire doré posé dans la nuit.”

 

Merci à Claudius pour sa confiance, cette rencontre et cet échange que je ne pourrais pas intégralement vous retranscrire tant il est prolifique de joie et de bonheur… Je vous laisse en compagnie de lui, et d’une bribe de son oeuvre…

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