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Jeunesse, attention, danger !


30 novembre 2018 - lemarquis


Certes, Agnès Buzyn a annoncé le mardi 27 novembre le remboursement par la sécurité sociale d’un préservatif masculin… Mais comme la prévention sous toutes ses formes fait cruellement défaut. Cela semble presque une toute petite goutte d’eau dans un océan de larmes. Dans son étude rendue publique le 21 mars dernier, la méconnaissance du SIDA par les 15-24 ans est plus qu’un signal d’alerte. C’est une réelle catastrophe sanitaire qui se profile. En France, en 2018, ce sont près de 6000 nouveaux cas de contamination au VIH. Les moins de 25 ans représentent entre 600 et 1000 cas par an… Et 53 % des nouveaux contaminés sont hétérosexuels.

21% des jeunes pensent que le Sida
peut se transmettre par un simple baiser !

En 2018, ils sont 21 % à penser que le virus peut se transmettre par un baiser. En 2015, ils étaient 15%. Mais ce n’est pas la seule idée qui persiste :

  • 18 % pensent que le virus peut se transmettre par contact de la transpiration (+8 points par rapport à 2015).
  • 19 % pensent que la pilule du lendemain peut empêcher la transmission du virus (+ 9 points par rapport à 2015).
  • 26 % considèrent qu’il existe des médicaments qui guérissent du sida (+ 13 points par rapport à 2009).

Et pour cause : 20% des jeunes se disent mal informés sur cette maladie. Ils étaient 11% en 2009.
Selon Florence Thune, directrice générale de Sidaction, c’est « le manque d’information » et le fait « qu’on parle moins du virus VIH » qui entraînerait une remontée des « vieilles peurs ». Le plus inquiétant, « c’est que ces proportions ont augmenté de façon significative en un nombre assez réduit d’années, sur des choses qui semblaient acquises depuis longtemps », déplore-t-elle.
Les personnes interrogées font part de leur inquiétude vis-à-vis de l’information diffusée et semblent décontenancées. Ils n’accordent pas leur confiance aux messages transmis sur les sites internet spécialisés (54%), ni sur les médias traditionnels (51%) et encore moins sur les forums (31%) ou sur les réseaux sociaux (22%). Ces canaux font paradoxalement partie de ceux les plus utilisés pour s’informer (30% de citations pour les sites Internet et 22% pour les médias traditionnels).

La demande de communication institutionnelle se révèle forte.

Près de sept jeunes interrogés sur dix estiment que les élus locaux (75%), le pouvoir public (72%) ou le ministère de l’Education nationale (67%) n’en font pas suffisamment en matière d’information sur le VIH/sida.

Les contaminations chez les 15-24 ans ont augmenté de 24% depuis 2007. Il semblerait que les avancées en matière de recherche médicale aient entraîné une baisse de la vigilance des jeunes face aux risques de contamination par le VIH. Plus généralement, il existe une persistance des pratiques sexuelles à risque : 14% des jeunes interrogés admettent avoir été exposés au moins une fois à un risque d’être contaminé par le VIH/sida. L’expérience de ces situations n’a d’ailleurs débouché que dans 39% des cas seulement sur un test de dépistage.
Alors que le dépistage constitue un enjeu majeur dans la lutte contre le VIH, ces chiffres restent bien trop faibles, surtout lorsque l’on sait que 42% des jeunes se disent mal informés sur les lieux de dépistage.

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